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Teddy Tamgho : « C’est une libération »
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Teddy Tamgho : « C’est une libération »

Neuf mois et demi après sa dernière compétition, en ouverture de la Diamond League à Doha en mai 2015, Teddy Tamgho a renoué avec la compétition à l’occasion des championnats de France Elite en salle à Clermont. Parfaitement remis de sa rupture du tendon d’Achille, il est redevenu champion de France indoor, alors qu’il n’avait pas prévu de faire de saison hivernale. Retour sur un come-back bien orchestré quelques minutes.

Teddy, revenir à la compétition après une blessure est toujours un moment important…
C’est ma meilleure rentrée après une blessure. J’avais fait 16,76 m en 2013, 16,78 m en 2015. Là, je fais 16,98 m, et je pense que c’est le championnat qui a permis ça. Ce que je retiens par-dessus tout, c’est que je n’ai rien perdu physiquement, parce qu’il y a un cinquième essai (NDLR : mordu) qui risquait d’aller hyper loin. Je suis content parce que j’étais là pour prendre des sensations et pas pour claquer une grosse perf’. Il ne faut pas oublier que ça faisait neuf mois que je n’avais pas pris part à une compétition. C’est satisfaisant.

Êtes-vous surpris de votre victoire ?
Honnêtement, je ne m’attendais pas à gagner. Quand j’ai vu les sauts qu’Harold (NDLR : Correa) et Benjamin (NDLR : Compaoré) ont commencé à présenter, je me suis dit que j’avais fait une erreur ne passant pas premier à l’issue des trois premiers essais, parce que j’allais être obligé de les regarder après avoir sauté et que je savais qu’ils avaient quelque chose dans les jambes. Je me suis dit « Ah, c’est délicat ». Pour ne pas vous mentir, après mon cinquième essai, j’ai compris que tout était là et, dans ma tête, j’avais déjà lâché le concours. Au sixième, je n’y étais plus et c’est après que je me suis dit « M***, ils vont sauter et me prendre mon titre, comme ça m’était arrivé à Bercy ». Si Benjamin n’avait pas eu mal au talon et si Harold avait eu un peu plus de compétitions dans les jambes depuis sa blessure, ce concours ne se serait pas gagné avec 16,98 m, c’est impossible !

On a senti en vous beaucoup d’excitation avant et pendant le concours…
C’est plus de la libération. Ce n’était pas vraiment de l’envie, envie, envie. C’était une façon de me dire « C’est bon, c’est fait. » C’est quoi l’expression déjà ? Casser la glace, voilà. C’est une première et, maintenant, je vais observer ce qui va et ce qui ne va pas. J’ai une base pour travailler. Quand ça fait cinq ans que vous êtes en demi-teinte et que vous réalisez un concours comme ça, vous n’avez pas à cracher dessus.

Quand avez-vous décidé de venir aux championnats de France ?
Ca a un peu été sur un coup de tête. Une fois, à l’entraînement avec Laurence (NDLR : Bily, sa coach), on s’est dit « allez, tant qu’à faire, on y va ! » En plus, il y avait un peu de concurrence, alors que d’habitude je participe pour commencer à des meetings où il n’y a pas trop de monde. On m’a demandé de confirmer avant le 23 février, et quand j’ai vu ce que les mecs avaient fait à Metz, j’ai envoyé un message à Benjamin pour lui dire que je venais. Je me suis dit que ça allait être le moment de se pousser à 17 m. Bon, le plan a échoué (rires). Mais revenir de cette manière, je n’ai pas fait mieux, donc je ne peux pas vous dire s’il y a mieux.

Vous aviez déclaré que vous ne feriez pas de saison hivernale…
L’entraînement et la compétition, ce sont deux choses différentes. Dans ma tête, en 2013, je croyais être fort et que j’allais tout casser en compétition d’entrée de jeu. J’ai compris que cela ne fonctionnait pas comme ça. Il faut renouer avec les sensations. En fin de concours, j’ai retrouvé des choses que je sens quand je suis très fort. Sauf que dans mon cerveau, c’est encore mou. Ce n’est pas nouveau, mais il se dit « Ah ouais, j’avais oublié ce que ça faisait ». Cela fait beaucoup de paramètres qu’il faut reprendre, et je pense que c’est le bon moment pour le faire parce que les Jeux, c’est dans cinq mois et demi.

Pourquoi avoir entretenu autant de mystères sur votre rentrée ?
Parce que l’année dernière, c’était un meeting, pas un championnat. Là, les choses étaient différentes. En championnat, tu ne calcules pas la perf’, il faut gagner. C’est une pression différente, plus grosse. Et je voulais faire mon truc tranquille.

On vous a souvent vu ces derniers temps dans le costume de coach. Cela peut-il vous apporter quelque chose dans votre carrière sur la piste ?
Je ne sais pas ce que cela peut m’apporter, mais cela me donne beaucoup de joie de contribuer à la réussite d’autres personnes. Maintenant, c’est vrai que quand on donne une consigne aux athlètes, on se demande pourquoi on ne se l’applique pas aussi. Parfois, chercher une solution pour un athlète, cela amène à trouver des choses pour soi-même. Mais nous, au triple saut, on est dans une culture où on aime rendre. Un peu comme les Cubains, dont les anciens athlètes deviennent les nouveaux entraîneurs. C’est dans ce style là qu’on veut opérer.

Avec Benjamin et Harold, vous pourriez prétendre à une qualification aux Mondiaux de Portland via le bilan mondial…
Moi, j’arrête. J’étais venu pour voir deux ou trois trucs. Je ne vois pas l’intérêt d’aller à Portland, même si je sais que cela peut être accessible. Ce n’est pas ce que j’ai prévu initialement, et je préfère rester sur ce que je m’étais fixé. Portland, ce n’est pas dans le bon timing, je pense plutôt retourner au boulot et rentrer au mois d’avril.

Cela fait du bien de revenir dans le jeu…
Je vais vous le dire très franchement. Cela fait cinq fois que je me fais opérer en quatre ans, soit plus d’une opération en moyenne par an, et à chaque fois que je me blesse, je me dis que les gens savent que je vais revenir. Sur la cinquième, il y avait encore des gens qui doutaient. Je me suis dit : « Mais vous ne voulez pas comprendre ? Je vais vous remontrer une cinquième fois, comme ça tout le monde sera content ». Après, il ne faut pas se mentir, c’est un travail d’équipe. Il y a ma mère, ma famille, toute la famille Compaoré, mes amis. La Fédération aussi m’a toujours suivi. J’ai reçu leur soutien dès la prise en charge au Qatar, pour l’opération, l’hébergement, et la rééducation. Je remercie aussi le Cers de Boulouris, ils ont été au max.

Vous voilà donc bien lancé vers cet été…
Il ne faut pas s’affoler, mais on y travaille…

Propos recueillis par Etienne Nappey pour athle.fr

Retrouvez la biographie de Teddy en cliquant ici

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RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Daniel Rousseau - 03/03 (15h03)
Bravo!
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