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Ladji Doucouré : « Ça a été un super voyage »
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Ladji Doucouré : « Ça a été un super voyage »

C’est désormais officiel. Ladji Doucouré mettra un terme à sa carrière à l’issue de la saison hivernale. Il disputera une de ses dernières courses mercredi soir à l’AccorHotels Arena, à l’occasion du meeting de Paris indoor. De nombreux passionnés d’athlétisme ont été bercés par ses exploits en 2005, l’année de son record de France (12’’97) et de ses titres mondiaux à Helsinki sur 110 m haies et 4x100 m. Mais à l’heure du bilan, le hurdler de bientôt 34 ans préfère retenir l’aventure humaine et les rencontres qui ont jalonné sa carrière. Désireux de transmettre à son tour le témoin à la nouvelle génération, il est actuellement en train de passer ses diplômes d’entraîneur. L’histoire entre Ladji Doucouré et les pistes d’athlétisme est donc loin d’être terminée…

Athle.fr : Ladji, vous avez finalement décidé de raccrocher les pointes cet hiver…
Ladji Doucouré : Je m’étais promis de ne pas arrêter sur une blessure. Mais je me suis à nouveau pété lors du meeting de Nancy l’été dernier (ndlr : le 14 juin), avec une fissure au tendon d’Achille. Mon entourage et moi-même, on trouvait dommage de s’arrêter sur ça. J’ai eu la chance de pouvoir encore me dire : tu peux terminer correctement en décidant toi-même du moment où tu arrêtes.

Les dernières saisons ont été difficiles. Avez-vous tout de même réussi à reprendre goût à l’athlétisme ?
Depuis deux ans et demi, c’est compliqué pour moi, notamment sur le plan extra-sportif. Normalement, un sportif de haut niveau n’est concentré que sur l’entraînement et la récupération. Ça n’a pas pu être le cas pour moi. Mais l’athlétisme a toujours été une échappatoire pour moi. Gamin, j’allais au stade pour changer d’univers. Aujourd’hui, je cours aussi pour changer d’atmosphère. Quand je suis sur la piste, j’essaye de décrocher du quotidien. Pendant deux ou trois heures, je suis content. A l’entraînement, je prends le temps de m’amuser. J’ai effectué une préparation vraiment cool, même s’il y a toujours des moments où on est obligé de se faire mal. J’essaye d’être dans le partage avec Renaud (Longuèvre), Kaf (Gomis) et les jeunes. D’ailleurs, je joue le rôle d’assistant coach auprès Renaud, dans le cadre du diplôme d’entraîneur que je suis en train de passer.

Quand on a été champion du monde, comment vit-on le fait de devoir batailler pour se qualifier pour les championnats de France Elite ?
Participer aux France, ça peut paraître banal comme étape. Quand tu as toujours été un compétiteur et que tu as tout fait pour aller le plus haut possible, ça n’est pas facile. Mais mon état d’esprit a changé. Je vois certains anciens s’arrêter. Moi, j’ai la chance de pouvoir encore enfiler mes pointes. La seule chose qu’on peut maîtriser, c’est sa fin. Si tu l’a entre les mains, il faut en profiter.

Que retenez-vous lorsque vous regardez en arrière ?
Je suis tombé entre de bonnes mains. Je n’étais pas promis à devenir un athlète. Quand j’ai débuté en benjamin, je n’étais pas le plus doué. Je suis resté dans l’athlé par amour de ce sport. Je venais du foot et j’ai découvert un cadre où, peu importe ta taille, ta coupe, ton sexe, tes origines, tout le monde avait sa place et sa médaille à la fin. J’ai pris confiance en moi en participant à des compétitions et en voyageant. Je ne serais pas l’homme que je suis sans l’athlétisme. Ce sport m’a permis de m’ouvrir, d’être plus tolérant envers les autres. Au-delà de mes performances, c’est l’aventure humaine que je retiens. Dans mon quartier à Viry (Essonne), certains ne sont plus là et d’autres sont entre quatre murs. Maintenant, le bus va s’arrêter et me ramener au quartier. Mais ça a été un super voyage.

Sur le plan sportif, quels moments vous reviennent en mémoire ?
Je me souviens des premiers championnats du monde cadets (ndlr : en 1999 à Bydgoszcz), auxquels j’ai participé, et de ma première Marseillaise (1er du 110 m haies en 13’’26). On était parti en Pologne, il y avait des bus et des tramways bizarres. Je ne connaissais pas l’hymne national. Je l’ai appris grâce au sport, en l’entendant cinq ou six fois sur les podiums.

Il y a aussi votre arrivée chez les seniors en 2001, alors que vous n’aviez que 18 ans...
A l’époque, le milieu était assez codifié. On me disait : « Tu es jeune, prends ton temps, tu auras ta place plus tard. » J’ai participé à la coupe d’Europe par équipes à Brême. J’entendais les anciens et je me rendais compte qu’il existait une espèce de hiérarchie. J’avais l’impression qu’on devait rester derrière les étrangers car on était Français. C’est quelque chose que je ne comprenais pas forcément. Je ne trouvais pas ça logique. J’ai voulu casser cette barrière mentale, comme Liu (ndlr : le Chinois Liu Xang, champion olympique du 110 m haies en 2004 et champion du monde en 2007). Entre nous, il y avait une dynamique. Il fallait qu’on joue les fauteurs de troubles et qu’on ouvre la porte pour concurrencer les Américains, Cubains, Britanniques…

Tous les hurdlers français de la nouvelle génération vous désignent comme la référence qui les a inspirés…
J’ai montré aux plus jeunes qu’il était possible de réussir. Peut-être que je leur ai donné des idées. Aujourd’hui, on n’est pas loin d’être la première nation mondiale sur les  haies. Guy Drut et Stéphane Caristan, avant moi, ont aussi essayé de passer le message. Ils ont peut-être montré, d’une autre manière, la voie à suivre. Mes exemples, ce sont les anciens. Mais qu’on puisse me prendre comme modèle, ça me fait bizarre, même si c’est sans doute logique.

Vous passez actuellement vos diplômes d’entraîneur. Pour rester dans le milieu de l’athlétisme ?
Je tiens à terminer ma formation pour pouvoir être légitime. Je continue à apprendre. Je possède une longue expérience en tant que sportif de haut niveau, j’ai été conseillé par plusieurs coaches reconnus. Mais je souhaite mettre tout ça sur papier. Je n’ai pas envie de bénéficier d’un passe-droit. Si la fédération me propose un projet, je serai preneur. Je suis ouvert à tout et j’ai envie de rester dans le milieu de l’athlétisme, pour partager et rendre tout ce qui m’a a été donné. Garder uniquement dans ma tête tout ce que j’ai appris et vécu, ça serait dommage. A l’automne dernier, on m’a proposé d’intervenir lors d’un stage national des équipes de France jeunes à Boulouris. Ça a été cool d’échanger avec la nouvelle génération. Ils ont pu se rendre compte que, comme eux, j’avais fait des conneries. Je ne suis le grand frère de personne. Mais s’ils ont besoin d’entendre un conseil, je suis là.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Ladji Doucoure
Age / Sél.37 ans / 26 A
Club-
Spécialité60 m - 200 m - 60 m haies - 110 m haies - Longueur - 4 x 100 m - Heptathlon - Décathlon
RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Jean Deruelle - 07/02 (19h43)
Bonne fin de carrière Monsieur Ladji , vous êtes dans la lignée des pus grands champions français d'athlétisme, je vous souhaite le meilleur dans votre nouvelle vie ! JD
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