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Yoann Rapinier : « Je n’en ai pas encore fini avec l’athlé »
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Yoann Rapinier : « Je n’en ai pas encore fini avec l’athlé »

Bonne nouvelle ! Quatre ans après sa dernière sélection en équipe de France aux Europe de Zurich, le triple sauteur de l’Entente Franconville Cesame Val d’Oise, Yoann Rapinier, est de retour au plus haut niveau. Ce week-end, lors des championnats régionaux d’Ile-de-France, il a en effet largement réalisé le niveau de performance requis pour les Europe en salle en retombant à 16,95 m à son sixième et dernier essai. Une belle performance qui marque son retour, mais aussi et surtout peut-être la fin des galères et des blessures. Rencontre à dix jours de sa prochaine compétition, le 1er février à Val-de-Reuil.

Vous venez de réaliser 16,95 m pour votre première compétition de l’année. Cela faisait longtemps que l’on ne vous avait pas vu évoluer à un tel niveau. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Pour moi, c’est le retour sur le triple saut de haut niveau. L’aboutissement de deux ans de travail avec Mickael Hanany. C’est un très bon début mais le plus dur est à venir. On est satisfaits d’avoir réalisé le niveau de performance dès la première compétition. C’était l’objectif. Mais maintenant, il va falloir s’appuyer dessus pour continuer à travailler encore mieux et finir la saison aussi bien qu’on l’a commencée.

Vous attendiez-vous à retomber aussi loin dès votre première sortie ?
Honnêtement, cette performance m’a un peu surpris, même si je savais que j’avais de quoi faire une bonne performance, car j’avais de bonnes sensations à l’entraînement. Depuis un an, j’ai progressé dans pas mal de domaines. Le minimum, c’était de faire les minima, ou au moins de s’en approcher, sachant qu’ils sont à 16,50 m. Là, je les dépasse largement.

Votre dernière sélection remonte à 2014. Expliquez-nous ce qui s’est passé ces quatre dernières années ?
C’est long à résumer. En fait, j’ai surtout passé beaucoup de temps à soigner des blessures. En 2014, j’avais déjà été off pendant plusieurs mois avant les Europe de Zurich à cause d’un problème à la cheville gauche. Je n’ai d’ailleurs participé qu’à trois compétitions cette année-là. Puis j’ai refait une saison dessus mais j’ai finalement dû me faire opérer fin 2015 pour un arrachement osseux. J’ai donc commencé l’année 2016 avec une cheville encore fragile… Une fissure au tendon rotulien est apparue peu de temps après, et cela a été très compliqué durant deux ans. Mais heureusement, grâce à l’équipe médicale qui m’entoure et grâce à Mickael Hanany, qui a su me préserver, le problème est enfin réglé. Depuis la saison estivale 2018, je peux enfin m’entrainer à 100 %. Enchaîner les séances de sauts et de musculation sans avoir mal, sans avoir de douleur le lendemain matin. Cela faisait longtemps que cela ne m’était plus arrivé. Ça libère l’esprit et ça fait du bien.

Vous avez effectivement changé de coach au lendemain des championnats de France Elite 2017. Pourquoi ce choix ?
C’était un tout. Mon ancien coach, Anthony Yaich, était très compétent et l’est toujours, mais je pense que j’étais arrivé au bout d’un cycle, je n’avais plus la sensation de pouvoir progresser avec lui. Le fait de me voir stagner et d’être blessé avec un très bon coach m’a amené à faire ce choix. Mickael Hanany était la suite logique pour moi. Je m’étais entraîné avec lui une année quand il était encore athlète. Il me donnait des séances de temps en temps. Et à chaque fois, il était capable de trouver exactement ce dont j’avais besoin. Dans sa tête, tout était carré. En plus, il a énormément de connaissances dans plusieurs disciplines.

Mickael Hanany vit aux États-Unis. N’est-ce pas compliqué pour l’entraînement au quotidien ? Comment fonctionnez-vous ?
C’est assez simple, en fait. Comme il est aux États-Unis, il nous envoie le programme et les séances en amont. Tout est méticuleusement organisé : les compétitions, les entraînements. Ensuite, on utilise la visio et le téléphone pendant les séances d’entraînement, notamment lorsque l’on fait des séances techniques. Je m’entraîne au quotidien à Franconville avec Ismael Daffé et Lucile Gournet, deux coureurs de 400 m, et  Mouhamadou Fall, le grand espoir français du sprint. On se prend en vidéo et on les transfère à Mickael, qui nous envoie ses notes immédiatement. Sur les séances techniques, on utilise aussi la visio et on s’appelle pour en parler. On échange beaucoup, tous les jours. Même chose pour les compétitions, même s’il y a du décalage horaire, Mickael n’hésite pas à se réveiller à 3 ou 4 heures du matin pour nous coacher à distance pendant la compétition. Il est très présent, très carré. Tout ceci est possible grâce aux nouvelles technologies d’aujourd’hui.

Vous avez beaucoup travaillé pour revenir à ce niveau. Peut-on parler d’un nouveau Yoann Rapinier ?
Oui, d’une certaine façon. J’ai fait beaucoup de changements à l’entraînement. Ça a été très difficile l’année dernière, car j’ai eu énormément de choses à apprendre, à affiner, à changer, notamment sur ma technique de course et de saut. Avant, j’étais très concentré pour faire un gros cloche-pied par exemple, mais désormais, j’essaie beaucoup de sauter plus en vitesse. Cela se voit dans ma course d’élan, maintenant je cours à fond du début à la fin. C’est vraiment quelque chose de très différent pour moi. J’ai le sentiment que cela me permet d’avoir beaucoup plus de sensations. Mais c’est un travail qui a pris du temps, d’autant que je souffrais encore de ma fissure au tendon rotulien au début de la saison dernière. C’est pour cette raison que je n’avais pas fait d’indoor.

Au cours de vos quatre années de galères, vous n’avez jamais eu envie de tout laisser tomber ?
Non, à aucun moment je n’ai songé à arrêter. Je n’ai jamais douté de ce que je pouvais faire. Si un jour je doute, alors effectivement, je pense que ce sera fini. Mais pour l’instant, j’ai encore envie de me battre. C’est ce qui me plait dans l’athlétisme, ce qui me donne la force d’aller m’entraîner : l’envie de me dépasser, de faire toujours mieux, de me battre contre moi-même, d’être plus fort qu’hier. Ça a toujours été mon leitmotiv. Aujourd’hui je n’ai pas d’objectifs précis en termes de compétition, j’ai juste envie de battre mes records avec Mickael, que ce soit en salle (17,23 m) ou mon record absolu (17,45 m). C’est ce qui serait le plus beau pour moi. Je sens que je peux aller plus loin. Je n’en ai pas encore fini avec l’athlétisme et j’espère que l’athlétisme n’en a pas encore fini avec moi.

Propos recueillis par Véronique Bury pour athle.fr

Yoann Rapinier
Age / Sél.29 ans / 5 A
ClubEntente franconville cesame
SpécialitéHauteur - Triple-saut
RB
Admin Athle.fr
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