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Coquelicot 42 : Le centenaire à l’honneur
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Coquelicot 42 : Le centenaire à l’honneur

Pour célébrer son 100e anniversaire, le Coquelicot 42 fait revivre son histoire via un site internet dédié à ses fondateurs et aux 12 000 membres qui ont défilé dans ses rangs. L’occasion de revenir sur une épopée débutée au sortir des tranchées de la « Grande guerre ».

Qui n’a jamais aperçu, sur les pistes, routes et labours de France et de Navarre, le maillot aux rayures rouges et blanches du Coquelicot 42 ? Reconnaissable entre toutes, les couleurs du club phare de la Loire, comme son nom, trouvent leur origine dans les conditions si particulières de sa naissance, peu après la fin de la première guerre mondiale. En janvier, un site spécialement dédié (100.coquelicot42.com) a vu le jour afin de raconter, mois après mois, dix décennies d’histoire à travers autant de récits détaillés et plus de 10 000 photos d’archives compilées par Thierry Rebuffel, l’historien du club dont il est membre depuis 1976. En plus de cet hommage en ligne, le Coquelicot 42 a voulu célébrer ce centenaire comme il se doit en organisant plusieurs grands événements tout au long de l’année 2019 : les championnats de France Elite du 26 au 28 juillet et la finale Équip’Athlé minimes les 19 et 20 octobre, sur un stade Henri-Lux de Saint-Étienne totalement refait à neuf, mais aussi l’Ekiden de Saint-Étienne le 24 mars ainsi qu’une grande exposition au Musée des Verts du 9 juillet au 27 octobre. « Depuis le mois de septembre, toute la saison 2018-2019 est placée sous le sceau du centenaire, que nous préparons depuis quatre ans, explique Pierre Gardet, président du club depuis 2012. Pour nous, le centenaire est aussi un bon argument pour organiser tout un tas d’actions périphériques dans le cadre des France Elite à destination des collèges et des quartiers de la ville. »

Le coquelicot, symbole fort de la Grande guerre

Un siècle plus tôt, l’aventure du club stéphanois démarrait quelques mois seulement après l’armistice du 11 novembre 1918. Faute de licence dans une société sportive, François-Jacques Martin, Adrien Brun et Marcel Racodon, trois « poilus » tout juste démobilisés du front, se voient interdits de prendre le départ d’une course organisée dans les rues de Saint-Étienne. Ils unissent alors leurs forces pour créer le Club Athlétique du Coquelicot, dont les statuts sont officiellement déposés en préfecture le 12 septembre 1919. Première fleur à repousser sur les champs de bataille, le coquelicot symbolisait, dans l’imaginaire collectif, le sang des victimes qui remonte de la terre. Les pays anglo-saxons en ont fait leur emblème de la Grande guerre, tandis que la France a préféré le bleuet. En Grande-Bretagne, il était aussi de coutume de donner des noms de fleurs aux clubs sportifs, comme l’ont appris les trois soldats français au contact de leurs homologues britanniques. La fleur aux pétales rouges aurait également été inspirée aux trois poilus par la plume du major canadien John McCrae, auteur du poème populaire In Flanders Fields (Au champ d’honneur) qui évoque l’image des coquelicots.

Des figures historiques

Dans les années 20, le Club Athlétique du Coquelicot attire près d’une trentaine d’athlètes, principalement des spécialistes du cross-country, des tours de quartiers et de ville. Durant la décennie suivante, le jeune club organise ses premières compétitions, comme le Tour pédestre de Saint-Rembert et le Cross de Saint-Étienne. Il accueille aussi parmi ses membres son premier médaillé olympique : Louis Hostin, lanceur de poids au Coquelicot, sacré champion olympique d’haltérophilie en 1932 et 1936. Pendant la seconde guerre mondiale, le club devient un foyer de résistants sous l’impulsion de plusieurs figures emblématiques : Léon Nautin, président de 1939 à 1942 ; Jean Glevarec, entraîneur principal de 1941 à 1949, qui a tissé les premiers liens avec le monde scolaire ; et Lucien Bignozet, secrétaire général de 1947 à 1983. Dans les années 50 et 60, le Coquelicot renaît et se développe fortement. Thierry Rebuffel souligne l’importance du travail des nombreux entraîneurs exerçant le métier de professeur d’EPS, à l’image de Claude Dessons. Le club connaît ensuite une période dorée dans les années 70 et surtout au début des années 80, avoisinant les 500 adhérents. Dans le sillage du sprinteur international Jacques Fellice, l’équipe première vit sa première épopée en Coupe d’Europe des clubs en 1981. Les seniors masculins alignent ensuite trois titres consécutifs de vice-champion de France interclubs (1982, 1983 et 1984), faisant du Coq’ le premier club de province à monter sur la deuxième marche du podium de la compétition. Mais après avoir tutoyé les sommets, des tensions internes entraînent un déclin pendant la dizaine d’années qui suit. Au début des années 1990, le club retombe à 337 licenciés et en quatrième division d’interclubs, avant de reprendre des couleurs sous la présidence du docteur Yves Domenichini (1994-2006). « Le club flétrit, puis refleurit », illustre l’historien.

Un club centenaire, mais en phase avec son époque

Fort d’une nouvelle politique axée sur la formation et l’organisation de compétitions, le Coquelicot 42 - nom qu’il porte depuis la fusion avec Athlé 42 en 2000 - décroche plusieurs titres nationaux par équipes dans les catégories jeunes, et même celui de meilleur club français en 1999. Il voit alors émerger une talentueuse génération de seniors, parmi lesquels plusieurs internationaux de premier rang comme l’Algérienne Nouria Benida, championne olympique du 1 500 m (2000), Driss Maazouzi, champion du monde en salle du 1 500 m (2003), Céline Rajot, championne du monde de cross court par équipes (1999), Julie Coulaud, vice-championne d’Europe de cross (2007), ou encore Garfield Darien, qui a porté le maillot rouge et blanc entre 2004 et 2007. Aujourd’hui, le club aux 732 adhérents (2018) s’est beaucoup structuré grâce au travail de son équipe dirigeante, de sa vingtaine d’entraîneurs et des trois emplois équivalent temps plein. Depuis plusieurs années, il a également diversifié ses activités avec, outre la formation, la compétition et l’événementiel, la création d’une section loisirs et d’une offre à destination les entreprises. En phase avec son époque, le Coquelicot 42 n’en oublie pas pour autant ses racines. En plus des nombreuses manifestations organisées pour le centenaire, il est le seul club sportif français à pouvoir arborer sur son maillot un bleuet et un coquelicot pour la saison 2018-2019.

Camille Vandendriessche pour athle.fr

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Fabrice Dubuisson - 22/02 (09h32)
C'est dommage que le Coquelicot 42 à des problèmes de mémoires , Jocelyne Villeton la seule médaillée sur un Marathon des championnats du monde a été oublié!
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