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Nicolas Martin : « Une course plus relevée que jamais »
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Nicolas Martin : « Une course plus relevée que jamais »

A dix jours de la course de sélection pour les championnats du monde, dans le cadre du Trail Drôme à Buis-les-Baronnies (42 km, 2200 m D+), le vice-champion du monde 2016 de la spécialité s’apprête à vivre un challenge particulièrement relevé et indécis. Le traileur de l’Entente Athlétique Grenoble 38 a pris le temps de répondre aux questions d’athle.fr, sans esquiver le moindre sujet, sur sa forme, ses objectifs de l’année et son attachement au maillot bleu.

Nicolas, nombre de coureurs français ont annoncé leur intention d’être au départ de la course de sélection pour les championnats du monde le 14 avril. En serez-vous ?

Absolument, sauf souci de dernière minute ! C’est le premier gros objectif de ma saison. Je suis d’ailleurs parti la semaine dernière en stage à Malaucène, à une vingtaine de kilomètres de Buis-les-Baronnies, pour reconnaître un peu le parcours avec des copains, dont Julien Rancon. J’avais déjà couru deux fois là-bas en 2014, d’abord la manche de TTN sur 38 km en avril, puis aux championnats de France sur la course longue en septembre. Une bonne partie du parcours de l’époque est commune à ce qui nous sera proposé le 14 avril, donc j’ai reconnu les parties sur lesquelles je n’étais encore jamais allé. C’est un parcours que j’apprécie : il est dur sans être extrême en termes de pente. En tête de course, ça va courir tout du long, sans aucun souci.

Comment s’est passé votre préparation pour cette échéance ?

J’ai la chance de pouvoir mettre le sport et l’entraînement au centre de ma vie, sauf l’hiver où je suis saisonnier dans une station de ski. J’ai travaillé à plein temps jusqu’à début mars à Bergex, à côté d’Evian, donc le volume d’entraînement a été moins important que le reste de l’année, mais j’ai réussi à passer à travers toutes les petites maladies qui peuvent traîner. La prépa s’est donc bien passée et cela s’est confirmé à ma course de rentrée au Ventoux, où j’ai terminé troisième, quelques secondes derrière Marc Lauenstein et Thibaut Garrivier, malgré un petit souci de ravito. Comme je manquais sans doute un peu de rythme de course par rapport à d’autres, c’est plutôt positif d’avoir pu jouer devant ce jour-là. Je pense que c’est ma meilleure course au Ventoux depuis des années, cela me fait croire que je devrais être à mon meilleur niveau à Buis.

Il le faudra pour décrocher son billet pour les Mondiaux au Portugal le deuxième week-end de juin…

Il est clair que la course sera très relevée, avec un niveau très dense, sans doute plus que jamais en France. En tous  cas, on n’a pas vu ça depuis des années. Il n’y a aucun coureur qui peut s’élancer en étant certain d’être dans les trois premiers à l’arrivée.

En cas de succès, ce serait pour vous une sixième sélection consécutive…

J’ai eu la chance de faire partie de toutes les aventures depuis ma première sélection en 2013. Je suis attaché au maillot, parce que c’était un de mes rêves quand j’étais gamin de porter les couleurs de l’équipe de France. Il y a une bonne ambiance, et un staff très investi, de façon presque bénévole pour certains. On ne pas se mentir : les médicaux, quand ils viennent avec nous aux Mondiaux, ils perdent de l’argent. C’est autant pour cet aspect que pour la compétition que je veux en être à chaque fois. Ce sont des beaux moments qui font le charme du sport. Et puis après les déceptions des deux dernières années (19e en 2017, forfait sur blessure en 2018), si jamais je dois quitter l’équipe de France, je préfèrerais le faire sur un bon résultat, en ayant pu donner le meilleur de moi-même.

Se présenter au départ de la course de sélection est donc une évidence pour vous ?

J’ai un attachement à l’équipe de France, mais je me suis un peu posé la question en amont d’y aller ou non, parce que la date des Mondiaux (le 8 juin, NDLR) n’est pas idéale, compte tenu de mes objectifs personnels cette saison. C’est une semaine après Zegama-Aizkorri, qui est la première étape du circuit Golden Trail Series, qui est également une priorité pour moi cette année. Tout compte fait, cela me permet d’aller à la course de sélection sans trop de pression : si je me qualifie, je serai ravi de vivre une nouvelle aventure avec l’équipe de France, mais si ce n’est pas le cas, la saison ne sera pas ratée pour autant, car je pourrai faire mon programme initial.

Jouer sur les deux tableaux en même temps n’est pas envisageable ?

Quand on est Kilian Jornet, on peut se passer de Zegama et gagner le classement sur les courses suivantes. Moi, c’est la course qui me convient le mieux, donc faire une croix dessus, c’est me priver de quelques cartouches en vue du classement final. D’un point de vue financier, les Golden Trail Series sont bien plus intéressantes, quand on rentre dans le top 10, qu’un championnat du monde. C’est un choix de carrière, un arbitrage qui n’est jamais évident à faire. Par ailleurs, j’espère que si je vais aux Mondiaux, ce sera un vrai championnat du monde, pas un match France-Espagne avec quelques Américains. Sportivement parlant, je pense que ce sera plus relevé à Zegama qu’aux Mondiaux, et je regrette un peu, en tant qu’athlète, qu’on ait du mal à fédérer pour créer un championnat qui serait une référence indiscutable pour tout le monde.

Avez-vous déjà jeté un œil au tracé de la course des championnats du monde ?

J’ai regardé vaguement, et cela ressemble au Trail Drôme au niveau du ratio longueur/dénivelé (44 km, 2100 m D+, NDLR). Ceux qui seront sélectionnés partiront en reconnaissance la semaine suivant la course de sélection, pour le week-end de Pâques. L’inconnu, c’est la technicité des chemins : si la descente est rapide et roulante ou plutôt technique et exigeante. D’après les temps de course des années précédentes, c’est une course qui a l’air rapide. A mon sens, organiser la course de sélection à Buis est par conséquent une bonne idée de ce côté-là.

Vous verra-t-on aux championnats de France de trail au mois d’août à Méribel ?

Il y a Sierre-Zinal le même week-end, et c’est une course qui me fait très envie. J’ai également très envie d’être du déplacement en Patagonie aux championnats du monde de course en montagne, pour lesquels les deux premières places des France de trail court sont qualificatives. Je verrai d’abord où j’en suis dans les Golden Trail Series après le marathon du Mont-Blanc et la Dolomyths skyrace, et en fonction de cela, je ferai mon choix. En fin de saison, je courrai soit la Ring of Steall en Ecosse, soit la Skyrhune, où je suis tenant du titre. Et sans doute aussi les Templiers, parce que c’est une course qui me tient à cœur. A moins que je ne sois dans le top 10 des Golden Trail Series et que je sois invité à la finale au Népal…

Propos recueillis par Etienne Nappey pour athle.fr

Nicolas Martin
Age / Sél.33 ans / 7 A
ClubEntente athletique grenoble
SpécialitéTrail - Montagne
RB
Admin Athle.fr
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