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Valentin Lavillenie : « J’ai sauté dans une fontaine »
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Valentin Lavillenie : « J’ai sauté dans une fontaine »

L’avantage de disputer une compétition en ville, c’est qu’on peut profiter du mobilier urbain pour se rafraichir rapidement. Le toujours très expansif Valentin Lavillenie n’a pas manqué l’occasion d’une baignade improvisée sur la place Jules Morgan de Salon-de-Provence, samedi dernier. C’est que le perchiste de Clermont Athlétisme Auvergne venait de franchir 5,71 m, une performance à neuf centimètres de son record personnel, à peine plus d’un an après une fracture du calcanéum du pied gauche qui a failli mettre un terme à sa carrière. A bientôt 28 ans, l’athlète entraîné par Sébastien Reisdorffer à Nice vit avec la douleur en la mettant de côté, et parle de plaisir.

Racontez-nous votre concours de Salon-de-Provence…

Je me sentais bien arrivant. J’avais fait une bonne compétition la semaine précédente à Forbach (3e avec 5,51 m). J’avais prévu de prendre plus gros au niveau des perches mais, finalement, j’ai utilisé exactement la même. C’était ma deuxième compétition sur élan complet. J’avais l’impression de courir 200 mètres. J’avais mal, mais pas plus que d’habitude. J’ai commencé à 5,35 m et j’ai eu l’impression de m’envoler. Je n’ai pas trop compris. Ensuite, tout a roulé, les automatismes étaient en place. C’était simple (ndlr : il a passé 5,50 m et 5,60 m au premier essai). Pourtant, les conditions n’étaient pas monstrueuses. On n’était pas dans une rue avec dix mètres de vent dans le c…, mais sur une place.

Et vous avez franchi 5,71 m…

Juste derrière le tapis, il y avait une fontaine. J’ai sauté dedans après mon saut ! Pour tenter 5,80 m, j’ai dû enfiler une autre tenue. Heureusement que j’en avais une de rechange. J’étais fou, trop content. Pour moi, 5,70 m, c’est un peu synonyme de vraie barre. Tu peux intégrer des Diamond League. Il y a un an, personne ne pensait que je pourrais resauter à un niveau national, à 5,30 m ou 5,40 m. C’est une réponse à toutes les personnes qui m’ont soutenu. Je suis aussi égoïste, je pense à moi. C’est une des premières fois où je suis vraiment fier de moi. Je n’ai pas abandonné quand ça a été très dur.

Comment avez-vous traversé ces mois loin des pistes suite à votre blessure ?

C’est vachement bizarre. Ça a été très dur et, en même temps, constructeur. La blessure m’a permis de prendre du recul, de recevoir du soutien de la part de personnes que je n’attendais pas. J’ai aussi pris conscience qu’il n’y a pas que la perche. Je ne vois plus l’intérêt de péter un câble pour x ou y raisons. Cet hiver, au début, je voyais les mecs sauter et j’avais la gorge serrée. Plutôt que de sauter contre les autres, maintenant, j’apprends à sauter pour moi et contre mes propres limites. Après mes 5,71 m, Seb (Sébastien Reisdorffer), Phil (Philippe d’Encausse) et tous les perchistes étaient contents pour moi. Ça a été un des meilleurs moments.

Vous avez dû apprendre à vivre avec la douleur…

Je n’ai pas forcément plus mal qu’à d’autres moments quand je saute. C’est même l’inverse. Avant l’infiltration que j’ai reçue il y a deux mois, j’étais à 5 ou 6 sur 10 sur l’échelle de la douleur en permanence, et ça montait à 8 ou 9 certains jours. C’était insupportable. Maintenant, je suis à 3 sur 10 au quotidien, et ça peut grimper jusqu’à 6. J’ai l’impression de ne rien avoir, comparé à avant. Je vis avec ça depuis que j’ai recommencé à marcher, il y a dix mois. J’ai dû apprendre à m’adapter. Par exemple, je ne fais pas plus d’un footing par semaine, avec deux tours de stade. En revanche, je viens de refaire des haies et, pourtant, j’ai moins mal qu’hier. Où est la logique de la douleur ? Je ne sais pas. Mais je crois que j’ai encore de belles choses à faire. Je vais serrer les dents

Et mentalement, vous ne ressentez pas d’appréhension ?

Quand on m’a dit, après ma blessure, que la perche était finie pour moi, ça a été un déchirement. Alors quand j’ai pu recommencer à sauter, je n’ai pas pensé à ce qui pouvait m’arriver de mal. Ça a juste été un kiff. Je n’ai pas envie de me griller l’esprit avec des mauvaises pensées.

Pensez-vous aux championnats du monde de Doha ?

Je mentirais en disant que je n’y pense pas. Quand on m’a dit que mes 5,71 m ne pouvaient pas être pris en compte comme niveau de performance requis (ndlr : les NPR doivent être réalisés lors d’une épreuve respectant le cahier des charges IAAF et European Athletics, ou à l’occasion des meetings nationaux et championnats de la FFA), ça ne m’a fait ni chaud, ni froid. Car je sais que je vais sauter plus haut au cours de la saison. Je vais essayer de me servir de l’expérience douloureuse vécue l’an dernier pour me battre aux France Elite. L’objectif est de viser encore plus haut que Doha, avec les Jeux olympiques de Tokyo. Pourquoi ne pas faire un premier pas vers le Japon dès cette année en franchissant 5,85 m ? Mais je veux d’abord trouver de la régularité.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Valentin Lavillenie
Age / Sél.28 ans / 6 A
ClubClermont athletisme auvergne
SpécialitéPerche
RB
Admin Athle.fr
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