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Adeline Roche : « La Patagonie, ça fait rêver »
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Adeline Roche : « La Patagonie, ça fait rêver »

Avant de prendre la direction de La Bresse, où l’équipe de France de course en montagne était en stage début novembre, Adeline Roche a pris le temps de répondre aux questions d’athle.fr, et revient sans concession sur sa saison 2019 en-deçà de ses ambitions, et sur sa conception de la pratique sportive à haut niveau. A quelques jours des championnats du monde en Argentine, où elle sera alignée sur le format long, la coureuse du Club Athlétique du Roannais se sent prête et pleine de fraîcheur.

Adeline, comment s’est passée votre préparation pour les championnats du monde à Villa la Angostura ?

A l’entraînement, tout se passe bien, et c’est c’ailleurs un peu mon problème cette année : toutes mes séances sont bonnes, mais je n’arrive pas à les retranscrire en compétition, et je suis en dessous de mes attentes. J’espérais beaucoup mieux sur cette certaines courses. Quand tu as vingt-quatre ans d’athlé derrière toi, tu commences à te connaître un peu, donc c’est pas trop mal pour la confiance de savoir que ce que tu fais à l’entraînement est bon, mais en même temps, ça ne sert à rien non plus d’être la championne du monde de l’entraînement. Je veux donc essayer d’inverser la tendance en Argentine.

Avez-vous déjà une idée de ce qui vous attend en Patagonie ?

Pour l’instant, on a juste reçu un road book, et je ne l’ai pas encore étudié en détails. Sur le papier, cela a l’air assez similaire à ce qu’on a connu aux Mondiaux de trail au Portugal. J’espère juste que le terrain de jeu ne sera pas le même, sinon ça va être compliqué pour moi (NDLR : elle avait terminé dixième après avoir été en lutte pour le podium). Après, il faut se méfier de ce qu’on croit comprendre d’après le profil et ce qu’on découvre une fois sur le terrain, il y a parfois de grosses différences. Tu pensais avoir une descente rapide, et tu te retrouves dans un truc hyper technique... Nous aurons deux ou trois jours en Argentine avant la course pour nous faire une idée plus précise.

A priori, c’est une course sur laquelle vous devriez être à l’aise (42 km, 2200 m de dénivelé positif)...

C’est un format qui me convient bien, parce qu’à l’heure actuelle, je ne me vois pas faire autre chose. J’ai fait les Mondiaux sur 85 km en Espagne en 2018, et j’ai vu que j’étais capable de le faire. Quand c’est avec l’équipe de France, ça me plaît, mais le format 40-50 km me correspond mieux. J’aime vraiment courir plutôt que gérer.

Auriez-vous pu courir le format court (15 km, 750 m de dénivelé positif) ?

Ah oui, carrément ! Je n’ai pas fait beaucoup de manches du circuit national de course en montagne cette année parce que le calendrier ne s’y prêtait pas trop, mais j’adore ce genre de courses. Si on m’avait laissé le choix, j’aurais eu du mal à choisir.

D’ailleurs, les courses auxquelles vous avez pris part ces derniers temps étaient toutes inférieurs à 20 km...

Je ne veux pas trop en faire au niveau du volume, je ne suis pas dans l’esprit d’enchaîner les grandes distances. Je fais attention à ce que je fais, parce que lorsque je tire trop dessus, mon corps met un certain temps à récupérer, et j’ai encore envie de durer. Enchaîner, j’en serais peut-être capable, mais sans doute pas dans de bonnes conditions, et c’est à ça que je suis vigilante. Je travaille un peu plus la vitesse depuis quelques mois, et je fais des sorties longues qui relèvent plus de la randonnée. J’ai envie de garder mes qualités de vitesse, que je tiens de la période où je faisais du marathon. La caisse, je pense que je l’ai.

Vous aurez donc participé cette année à deux championnats du monde (trail et course en montagne), tandis que d’autres ont fait le choix de s’aligner sur des courses privées plus lucratives. Avez-vous hésité à faire de même ?

Pas du tout ! Je sais que je suis sans doute perdante financièrement de ne pas courir les circuits comme les Golden Trail Series, et je ne fais même pas partie d’un team. Mais mon club me soutient, et je porte son maillot avec fierté sur chacune de mes courses. Quand tu veux partir en stage, ou en compétition le week-end, ça a un coût en déplacement, et en hébergement. Donc quand il y a un peu d’argent à l’arrivée de la course, je ne crache pas dessus, comme tout le monde. Mais si j’avais voulu gagner ma vie, j’aurais choisi un autre sport. Pour les Mondiaux, rien que le mot « Patagonie » m’a mis l’eau à la bouche, et j’avais très envie de me qualifier pour cela. C’est un voyage qui fait rêver, et le trail permet aussi de découvrir de nouveaux paysages. En plus, c’est avec le maillot de l’équipe de France, et ça aussi ça fait rêver.

Vous avez d’ailleurs récemment couru un 10 km à Reykjavik…

L’Islande était la destination choisie pour les vacances, et comme par hasard, on a vu qu’il y avait le marathon de Reykjavik, avec aussi un semi et un 10 bornes, le dernier jour avant le retour. Avec mon copain, on aime bien coupler les deux. Même si on lâche un peu l’athlé pendant les vacances, quand on a l’occasion d’exercer notre passion dans un cadre différent de d’habitude, c’est idéal. Là, c’était une bonne surprise niveau chrono (35’53’’), sans beaucoup de travail spécifique. Il y avait quelques petites montées et descentes sur le parcours, ça m’a avantagé.

Votre épreuve aura lieu le samedi 16 novembre, soit à une date asse tardive dans la saison. Est-ce une donnée importante dans l’approche de la course ?

J’ai l’avantage de faire les cross en cette saison d’ordinaire, donc même si ça n’est pas la même chose, j’ai l’habitude de courir toute l’année. On était au courant depuis longtemps, même si on ne savait pas si on allait être sélectionné. Quand on se fixe un objectif, on s’organise en fonction. Dans ma tête, c’était un de mes temps forts dans la saison, donc je me suis adaptée par rapport à ça. Peut-être que ceux qui ont enchaîné beaucoup de courses cette saison auront moins de fraîcheur pour une distance de 42 km, et surtout sur une course de très haut niveau, parce qu’il y aura du beau monde. Moi, j’ai fait des épreuves assez courtes ces derniers temps, donc je ne pense pas avoir trop fatigué mon organisme. J’espère que ça jouera en ma faveur…

Propos recueillis par Etienne Nappey pour athle.fr

Adeline Roche
Age / Sél.35 ans / 9 A
ClubClub athletique du roannais*
SpécialitéCross - 1 500 m - 3 000 m - 10 000 m - 10 km - 15 km - Semi-marathon - Marathon - Montagne - Trail
RB
Admin Athle.fr
les réactions (2)
Jean-jacques Behm - 14/11 (08h46)
Adeline, un exemple! Formée par le regretté Fred AUGAGNEUR. Apparemment bien formée!
Nathalie Jonin - 13/11 (21h49)
On est avec toi Adeline, comme d'habitude, on te souhaite une bonne course tout en profitant d'un superbe paysage. Allez Adeline Allez la France Allez le CAR
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