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Renaud Lavillenie : « Comprendre et dialoguer »
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Renaud Lavillenie : « Comprendre et dialoguer »

Récemment élu président de la commission des athlètes de World Athletics (le nouveau nom de l’IAAF), Renaud Lavillenie est donc devenu membre de droit du conseil de la fédération internationale. Dans un contexte délicat du fait de la réforme contestée de la Diamond League, le recordman du monde de la perche veut faire entendre la voix des athlètes et peser dans les décisions de l’instance.

Renaud, vous avez été élu à la commission des athlètes dans la foulée des Mondiaux de Doha, et en avez été élu président un mois et demi plus tard. Racontez-nous comment vous en êtes arrivé là…

A Doha, j’ai eu la bonne surprise d’être celui qui avait reçu le plus de voix lors du scrutin, ce qui était en quelque sorte un message de confiance de la part des athlètes. Je savais que j’avais jusqu’à début novembre pour éventuellement postuler à la présidence. Le fait que le président et le vice-président de la commission des athlètes siègent désormais au conseil de World Athletics entrainait des restrictions par rapport aux pays : le Canadien Inaki Gomez, ancien président de la commission des athlètes, ne pouvait plus l’être puisqu’il y a déjà un Canadien qui a été élu en septembre au conseil de WA. Bernard Amsalem n’ayant pas été reconduit en septembre, c’était possible pour moi. Je me suis pas mal posé la question de savoir si j’allais me présenter.

Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Si je me suis présenté pour siéger à la commission, c’est pour m’engager, donc autant aller au bout de cette logique et de ce que je pouvais faire. Devenir président de la Commission était une démarche qui m’intéressait. J’étais conscient qu’il y avait quelques réunions de plus, mais je me suis bien renseigné pour savoir à quoi je devais m’attendre. Quand j’ai pris conscience que c’était largement jouable par rapport à mon calendrier, et que c’était un challenge très intéressant, j’ai décidé de me présenter.

Vous faites donc la paire avec Valérie Adams, qui a été élue vice-présidente…

Ce qui est amusant, c’est qu’avec Valérie, on était tous les deux athlètes de l’année en 2014, et on se retrouve ensemble à la tête de la commission des athlètes cinq ans plus tard. Je la connais un peu, et comme elle parle un peu français, si je galère trop en anglais, elle pourra m’aider. Plus sérieusement, c’est une athlète très expérimentée, qui est passée par plein de moments différents, qui a une bonne vision globale de l’athlétisme. Une femme, un homme, hémisphère Sud, hémisphère Nord, lanceuse, sauteur, on arrive à recouvrer pas mal de profils à nous deux.

Le fait de siéger au conseil de World Athletics donne plus de poids à votre poste…

Exactement. L’intérêt est dans un premier temps de faire un vrai lien entre les athlètes et les membres du conseil. Avant, le président de la commission intervenait pendant le conseil mais ne prenait pas part à 100% des débats. Nous allons donc pouvoir apporter à tout moment un regard d’athlète, sur des sujets très différents. Cela nous permet aussi d’avoir deux voix lors de la prise de décisions qui peuvent nous concerner directement. C’est forcément quelque chose d’important. Les deux jours que j’ai passé au conseil lors du gala annuel en novembre, c’était intéressant et constructif, parce que beaucoup des membres sont d’anciens athlètes.

Votre mandat débute dans un climat plutôt engagé dans le monde sportif…

Il y a des attentes de la part des athlètes, notamment sur le cas immédiat de la réforme de la Diamond League, parce que certaines disciplines ont été mises à l’écart du circuit des meetings haut de gamme. Notre priorité, dès qu’on est arrivés avec Valérie, ça a été de parler aux décisionnaires de cette réforme pour mettre tout de suite en place un dialogue pour la saison suivante, parce que pour 2020, il est trop tard. On prendra le temps d’avoir le retour de chacun, pour proposer un système qui ne divise pas toute la planète athlé pour 2021. Ce sera aussi à nous de faire comprendre aux athlètes que tout ne peut pas aller que dans un sens, que le conseil est aussi là pour prendre des décisions qui peuvent améliorer l’athlétisme en général. Il faut arriver à entendre et comprendre beaucoup de choses  et faire certaines concessions.

Votre expérience d’organisateur de meeting vous confère-t-il une expérience supplémentaire dans ce domaine ?

Ça donne une vision différente, parce que quand tu passes de l’autre côté, tu te rends compte que tu dois composer avec beaucoup d’éléments : médiatiques, logistiques et autres. Tu as une donc une vision plus large. Quand j’ai décidé de lancer le All Star Perche, je voulais en faire un meeting pour les athlètes en priorité. Mais quand au conseil de World Athletics, il sera question de règlements, de budget, de retombées médiatiques, je ne serai pas largué.

Cette nouvelle fonction vous prend-elle beaucoup de temps ?

Oui et non. Oui, parce que si on veut faire les choses correctement, il faut consacrer du temps à l’écoute des athlètes, et aller à la recherche des informations pour avoir une vision la plus large et la plus réaliste possible. Si on se cantonne à interroger quinze athlètes de notre entourage, ça n’a pas beaucoup de sens. En revanche, quand tu as des retours de plusieurs centaines d’athlètes, de toutes les disciplines de l’athlé, c’est différent. Mais on sait aussi que World Athletics ne va pas nous imposer des choses rédhibitoires par rapport à notre préparation sportive l’année des J.O. Sebastian Coe a bien conscience qu’on a Tokyo comme objectif, et il souhaite qu’on y soit les meilleurs possibles sur le terrain. Concrètement, il y a trois ou quatre sessions de conseil par an, d’une durée de quelques jours chacun, et si on arrive à bien se répartir le travail, et à bien les préparer en amont, ça se fera sans problèmes. C’est aussi pour ça que j’ai signé.

La prochaine session aura lieu lors des championnats du monde en salle en Chine…

Au moins, je suis sûr d’y être en tant que membre du conseil de Wolrd Athletics, mais j’ai surtout très envie d’y aller en tant qu’athlète !

Propos recueillis par Etienne Nappey pour athle.fr

Renaud Lavillenie
Age / Sél.33 ans / 41 A
ClubClermont athletisme auvergne
SpécialitéPerche
RB
Admin Athle.fr
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