MES ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Derniers
clichés
Les
Vidéos
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Pandémie de Covid-19 : Comment le Nice CAA accompagne ses licenciés
6426
Commentez cette actualité
Pandémie de Covid-19 : Comment le Nice CAA accompagne ses licenciés

Face à la pandémie de Covid-19 et aux mesures prises au niveau national, les clubs se sont rapidement mobilisés pour communiquer auprès de leurs licenciés et continuer à les accompagner. Illustration avec le Nice Côte d’Azur Athlétisme et son directeur technique Nicolas de Saint Rémy.

Comment avez-vous réagi au sein de votre club suite aux différentes mesures de distanciation sociale prises depuis un peu plus d’une semaine ?

On s’y attendait et on en avait déjà parlé avec le président du club, Jean Daumas, le secrétaire général et la trésorière générale, les salariés et les coaches bénévoles. Dès le vendredi matin, on a donc rapidement suivi, avant même l’annonce des directives de la FFA. Il nous semblait en effet aberrant de conserver nos activités jeunes si les écoles allaient être fermées. On a donc rapidement rédigé un premier communiqué afin d’annoncer la suspension de nos activités jeunes et de nos sections loisir dès le vendredi, et le maintien des sections adultes de compétition en effectif réduit de cinq athlètes. On a ensuite pris de nouvelles mesures, lundi matin, après l’annonce de l’interdiction de tout regroupement par le premier ministre samedi soir. On ne pouvait plus maintenir les entraînements même à cinq. Et puis au niveau local, on devait aussi composer avec la fermeture des installations sportives. Notre rôle en tant qu’association était de faire appliquer les consignes données au niveau national en les relayant auprès de nos adhérents, afin qu’ils les suivent sans essayer de les contourner. L’athlétisme est un sport magnifique qui nous passionne tous, on adore ça. Mais à un moment donné, cela passe à un second plan.

Comment avez-vous communiqué auprès de vos adhérents ? Quels ont été leur réaction ?

On a rédigé un communiqué officiel corrigé et validé par notre président, que l’on a mis immédiatement sur le site internet du club, puis on a communiqué via les réseaux sociaux, sur Facebook et Instagram principalement. On a également envoyé un mail groupé à tous nos adhérents. On a eu quelques retours de gens qui comprenaient parfaitement les décisions prises. C’était notre objectif premier : ne surtout pas inciter les gens à déroger aux règles mises en place.

Dans votre dernier communiqué, vous insistez beaucoup sur la notion de responsabilité collective. En quoi était-ce important pour votre club de faire passer ce message ?

Localement, on pense que l’on est un acteur social important parce que l’on a un millier d’adhérents et que nous sommes en contact direct avec eux. On influence aussi un peu leur pratique au fil de la saison, par les activités que l’on met en place. On leur propose des tas de choses, des évènements, des entraînements, des regroupements. Il était donc important que nous incitions tous ces gens à respecter les règles. C’était notre devoir.

Comment vous êtes-vous organisé au sein du club pour continuer à accompagner les athlètes qui souhaitent poursuivre une activité physique ?

Depuis lundi, on n’a pas chômé entre les salariés, les élus et les coaches bénévoles. On a complétement réorganisé le club. On a d’abord récupéré tous les dossiers et ordinateurs, afin de les répartir chez plusieurs personnes et mettre en place le télétravail, notamment pour toute la partie administrative. Nous sommes en effet huit salariés et il y a toutes les déclarations à faire, les arrêts de travail, le chômage partiel. Il faut que l’on définisse ce que l’on va faire, ce que l’on va garder, ce que l’on va arrêter. C’est plus un premier travail de ressources humaines. Ensuite, il y a toute la partie concernant les licenciés. On a un projet athlé santé « seniors » qui nous tient particulièrement à cœur et qui concerne une centaine d’adhérents de plus de 60 ans. Pour eux, la pratique d’une activité physique a un impact direct sur leur capital santé. On veut donc les aider à la maintenir un minimum pour qu’ils puissent revenir sans avoir tout perdu. On leur a construit des séances spécifiques et les coaches vont les appeler régulièrement, une fois par semaine, pour prendre de leurs nouvelles et savoir comment cela se passe pour eux. Le contact humain est important pour cette tranche de population, car certaines personnes sont seules à la maison. Les entraîneurs vont aussi leur envoyer des exercices et des petits plans d’entraînement avec des petites vidéos qu’ils auront confectionnées en se filmant eux-mêmes. On estime en effet que c’est mieux si c’est le coach qu’ils ont l’habitude de voir toutes les semaines qui se filme entre sa cuisine et son canapé, plutôt qu’en s’appuyant sur des vidéos qui existent déjà sur internet. Cela leur parlera davantage et les aidera à rester motivé.

Et pour les autres athlètes, vos groupes de compétitions, comment allez-vous fonctionner ?

On n’aura pas d’actions pour nos plus jeunes. En revanche, à partir de 14 ans, on est en train d’organiser un suivi avec les coaches référents de chaque groupe. On a demandé individuellement à chaque athlète ce qu’il avait autour de lui à disposition pour pouvoir continuer à s’entraîner : Est-ce qu’il a accès à un escalier ? Un jardin ? Une côte devant chez lui ? Est-ce qu’il habite en ville ? A la campagne ? Est-ce qu’il a du matériel de musculation chez lui, un home trainer ? Les coaches construiront ensuite des plans individualisés pour chaque athlète, en fonction de leur retour et de leur spécialité. Il y aura donc un suivi régulier aussi avec tous nos athlètes impliqués. Enfin, on va également organiser régulièrement des challenges ou des petits défis sur les réseaux sociaux, avec des exercices à effectuer, des classement toutes les semaines et des bons d’achats à gagner dans la boutique du club. C’est une façon d’inciter les gens à ne pas arrêter, tout en conservant du lien.

Comment réagissent les athlètes ?

Ils nous posent beaucoup de questions, nous interrogent sur les compétitions qui vont être annulées ou pas, nous demandent quand est-ce qu’ils pourront reprendre. On sent qu’ils n’ont pas l’intention d’arrêter complétement leur activité et qu’ils ont besoin de se projeter. Mais cela ne sera pas simple pour tous. Certains sont très embêtés. Notre champion de France du poids, Frédéric Dagée, par exemple, ne peut pas continuer à s’entraîner correctement. Il vit dans un petit appartement avec sa copine et il ne peut pas y installer de matériel de musculation. Il visait les sélections en équipe de France pour cet été, et c’est compliqué pour lui, car il ne pourra pas s’entraîner avec seulement deux packs d’eau ! C’est très différent des athlètes qui ont accès à un garage ou un jardin et qui ont déjà pu s’aménager un espace pour continuer à s’entraîner. On réfléchit, on cherche encore une solution pour trouver un moyen de l’aider.

Et pour le club, comment vous projetez-vous ? Quelles peuvent être les conséquences de cette pandémie ?

On réfléchit déjà en interne à la reprise. En fonction des compétitions qui resteront, on mettra en place un calendrier et des épreuves pour motiver les gens. Je pense que l’on sera content de se retrouver collectivement autour de la piste une fois que l’on pourra reprendre. On attend que ça. On continue aussi à travailler sur les projets que l’on avait, notamment un évènement prévu en octobre, et on va essayer de récupérer rapidement les 10 à 12 000 euros de frais déjà engagés pour notre déplacement prévu lors du tour des Interclubs qui viennent d’être annulés. Il ne faut surtout pas être inactif, afin d’anticiper la reprise. On a peut-être la chance de ne pas être impacté sur le plan économique pendant le confinement, car on fonctionne essentiellement grâce à des subventions locales, mais que se passera-t-il ensuite ? N’y aura-t-il pas un énorme frein au niveau de ces subventions à moyen ou long terme ? On risque d’en subir de lourdes conséquences plus tard. Il faut rester pro-actif et garder le moral. On va s’adapter en espérant qu’il y ait le moins de gens possibles touchés humainement à la sortie.

Propos recueillis par Véronique Bury pour athle.fr

Photo : L’espoir Camille Séri, troisième des France Elite 2019 sur 400 m haies, travaille dans son appartement les franchissements d’obstacles en marchant.

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
30/03 > (1)
20/03 >  
13/02 >  
07/02 >  
31/01 >  
21/01 >  
17/01 >  
17/12 >  
12/12 > (1)
05/12 > (2)
le reste de l'actualité
24/03 > (1)
23/03 > (6)
17/03 >  
17/03 >  
13/03 > (19)
11/03 >  
10/03 > (1)
06/03 > (5)
29/02 >  
27/02 >  
21/02 >  
12/02 > (1)
12/02 >  
11/02 > (2)
06/02 > (1)
14/01 > (1)
14/01 > (1)
01/01 > (4)
20/12 >  
09/12 >  
22/11 > (3)
14/11 >  
14/11 > (2)
05/11 >  
04/11 >  
rechercher
Subventions
PSF
Run 2K
Challenge
Fil
Info
12345
Organisme de
Formation
boutique
FFA
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS