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Dans l’œil du coach : Frédéric Mirza à la JA Montfort-le-Gesnois
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Dans l’œil du coach : Frédéric Mirza à la JA Montfort-le-Gesnois

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeunesse, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à la rencontre de ces hommes et femmes de l’ombre. Rencontre avec Frédéric Mirza, 34 ans, entraîneur à la JA Montfort-le-Gesnois.

Il est arrivé sur le tard à l’athlétisme : sa rencontre avec le triple sauteur Kevin Luron date seulement de 2016 et c’est sa première expérience, mais il connaît bien les ingrédients utiles à l’athlète pour l'aider à s'épanouir. Sans prétendre détenir la vérité, Frédéric Mirza est un chercheur ambitieux qui fabrique des histoires en y puisant également ce qui est utile à son moteur, à savoir les rapports humains et le cheminement personnel.

Votre définition de l'entraîneur ?

Pour moi, l'entraîneur peut avoir plusieurs visages : un côté éducateur, un côté guide et parfois même un côté gourou, malheureusement. En ce qui me concerne, je dis souvent que je suis un outil à disposition de l'athlète pour mener à bien son projet, une sorte de « Google » personnel spécialisé dans la préparation physique, mentale et l'analyse fonctionnelle du sport. Par mon âge, relativement jeune, et ma vision humaine de ce métier, je me positionne plutôt comme un accompagnateur sans ce rapport "hiérarchique" qu'il peut y avoir parfois entre l'entraîneur et son groupe. Ma philosophie, c'est de donner ma vision, expliquer les raisons et la finalité recherchée, car l'athlète étant maître de son corps, de son projet et de sa vie, c'est lui qui décide et qui tranche au final. Bien sûr, lorsque le sportif en face de moi est un adolescent voire même un plus jeune, je force ma nature et essaie d'être un peu plus "manager". J'apprécie l'échange et le fait de trouver des solutions pour prendre au maximum en compte les sensations et les volontés de l'athlète. Au final, c'est une relation entière et c'est à l'athlète de me faire confiance, même s’il a parfois l'habitude ou la volonté de faire différemment. Et ce genre de relation ça se construit.

Entraîner à la JA Montfort-le-Gesnois, est-ce plus dur ou plus simple qu'ailleurs ?

J'ai toujours été entraîneur dans la région du Mans donc je ne sais pas ce que c'est de bosser ailleurs. Ceci dit, quand je vois les conditions d'entraînement de certains dans les grandes agglomérations, je comprends que tous les athlètes n'ont pas les mêmes conditions. Je pense qu'entraîner à l'Insep par exemple, où tu as accès à de supers infrastructures d'entraînement et de récupération, le tout en limitant les déplacements, c'est un plus. Après, c'est le jeu et je n'ai pas trop à me plaindre car j'ai la chance de bosser avec un président de club, Dimitri Dubois, qui s'arrache pour nous mettre dans les meilleures conditions. Grâce à lui et à la Ville, nous avons accès à une piste et un sautoir couvert, et c'est indispensable en Sarthe en hiver, croyez-moi ! Il n'existe pas d'autres installations à ce niveau dans le département, donc je m'estime très chanceux. A cela, il faut ajouter le soutien du Team MAM (association qui accompagne et aide les sportifs de haut niveau), qui donne accès à mes athlètes, et à moi-même, à une super salle de musculation, à la cryothérapie, aux meilleurs thérapeutes du coin.

Ce qui vous plaît et vous contrarie le plus dans votre fonction ?

C'est très simple de dire ce qui plaît le plus : la satisfaction de voir le travail payer. Mais aussi de voyager, de rencontrer des gens intéressants, des sportifs d'exception. Sur le plus énervant, j'ai du mal à trouver une chose qui se détache. Je crois que le truc le plus frustrant, aussi bien pour l'entraîneur que le sportif, ce sont les pépins physiques, en particulier ceux que tu as du mal à comprendre ou à gérer, qui traînent dans la durée et te parasitent tes plans. Pour le coup, avec le problème au genou gauche de Kevin (Luron), on aurait été dans une course contre la montre pour assurer la qualification pour les J.O. cette année. Avec le report en 2021, il a la chance de pouvoir bien se soigner.

Vous êtes un coach connecté ou un entraîneur à l'ancienne ?

Je suis plutôt un entraîneur connecté. Je vis avec mon temps, je suis passionné de technologie donc je suis plutôt ouvert à tout ce qui peut, dans mon métier, apporter des choses nouvelles, ludiques ou stimulantes à mon athlète. Avec Kevin, on aime bien regarder les vidéos de ses sauts pour voir les détails de ce qui va et ne va pas. Après, ce n'est pas un aspect indispensable pour moi, car j'ai appris sans donc je sais aussi m’en passer. Par expérience, je sais que parfois la technologie n'est pas au service du sport mais est plutôt un gadget. Sinon, en ce qui concerne les réseaux sociaux, je suis sur Instagram. J'aime regarder ce qui se fait, comment les autres s'entraînent et partager un petit peu le quotidien.

Votre plus beau souvenir ?

Je pense que c'était avec Kévin Luron à la World Cup à Londres en juillet 2018. Un super souvenir dans ce stade olympique magnifique. Cela a été un moment très fort pour nous deux. Au même moment, il y avait la finale de la Coupe du monde de football et après la compétition, tous les Français étaient dans le hall de l'hôtel en train de devenir fous devant la victoire des Bleus. Une belle journée. Je pense aussi aux France à Albi en 2018 : Kevin a eu du mal dans son concours mais je l’ai senti très fort et la frustration qu’il ne s’exprime pas mieux alors que son potentiel était là m’a montré que nous étions sur le bon chemin.

Quelle est votre relation avec les athlètes ?

J'ai une relation d'échange maximum avec mes athlètes. Je cherche à apprendre d'eux autant qu'ils peuvent apprendre de moi. Je ne suis ni dans le rôle du second père, ni du prof mais plutôt d'un ami, voire même d'un frère quand la relation fonctionne bien. Je ne fais pas de fixette sur mon âge, mais je suis souvent plus ou moins de la même génération que les sportifs avec lesquels je travaille, du coup ça crée une proximité humaine. Enfin, je tiens surtout à ne pas fliquer mes athlètes, je donne mon avis, parfois j'insiste ou on peut se prendre la tête, mais je ponctue souvent un désaccord par : "Je suis ton copilote mais c'est toi le pilote". C'est important pour moi de responsabiliser l'athlète et qu'il fasse ses choix en son âme et conscience. C'est mon esprit sport-co : tous les éléments d'une équipe n'ont pas les mêmes fonctions et qualités mais chacun a sa place, et elle est importante car je tiens vraiment à ce qu'on forme une équipe, d’égal à égal.

Avez-vous un modèle d'entraîneur ?

Je suis une personne très curieuse et ouverte, j'aime piocher des idées un peu partout et mixer les philosophies afin de structurer ma propre vision. J'ai tendance à faire passer la façon d'être avant la façon de faire. Pour moi, le savoir-faire peut prendre plusieurs formes car il y a plusieurs manières d'arriver au même résultat dans le sport. Par contre, dans la façon d'être, j'ai trois noms en tête : Jürgen Klopp (entraîneur du Liverpool FC) au football, qui dégage vraiment un truc cool et de la complicité avec ses joueurs, j'aime ça. Je citerai aussi deux hommes que je connais un peu plus pour l'un et très bien pour l'autre : Olivier Guy et Jean-Michel Jarry car ils ont ce moteur que je trouve puissant : la passion, ils aiment le sport mais aussi ils sont tournés vers les autres, transmettent et aident avec un plaisir communicatif.

Trois mots pour définir votre groupe ?

Equipe. Joueur. Obstiné.

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Dimitri Dubois - 16/04 (12h23)
Je ne dirais pas que La Flèche est plus ou moins adapté... Il faut reconnaitre qu'effectivement, les sportifs de l'ASL ont aussi la chance, comme ceux des JAMG, de pouvoir bénéficier d'une structure de qualité pour leurs entrainements hivernaux, ce qui était le propos de l'article. Pour les compétitions, c'est une autre histoire
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