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Naoil (Koh-Lanta) : « L’athlétisme était toute ma vie »
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Naoil (Koh-Lanta) : « L’athlétisme était toute ma vie »

Séances de lattes, lactique dans les jambes, et cross du Figaro. Aucun doute : Naoil Tita a bien écumé les pistes d’athlétisme pendant plus d’une dizaine d’années, avant de se mettre à la boxe thaïlandaise. Sous les couleurs du CSM Puteaux, la vainqueure du jeu d’aventure Koh-Lanta 2020 l'île des héros, qui s’est achevé vendredi dernier et a été suivi en moyenne par près de sept millions de téléspectateurs sur TF1, a même été une demi-fondeuse de talent. Elle a d’abord brillé en cross et sur 1000 m, avant de se reconvertir dans les épreuves combinées puis de devenir coach. Pour athle.fr, elle raconte ses nombreux souvenirs d’athlète, où l’on croise Ladji Doucouré, Yves N’Dabian et des postes de radio volume à fond dans les tribunes.

Comment êtes-vous arrivée sur les pistes d’athlétisme ?

J’ai grandi à Puteaux (Hauts-de-Seine), même si je suis née à Mantes-la-Jolie. A l’époque, beaucoup de cross étaient organisés dans la ville. Je finissais à chaque fois première de très loin. Cela me donnait le droit à une inscription gratuite au CSM Puteaux. J’en ai bénéficié pendant très longtemps, puisque j’ai tout gagné à l’école primaire et au collège. Le club était juste à côté de chez moi, ça ne posait pas trop de problèmes à mes parents de me laisser y aller. J’ai commencé dès l’école d’athlétisme et j’ai continué jusqu’en senior. Ça a duré quinze ans. Comme je n’avais pas trop de concurrence au niveau scolaire, me retrouver en club face à d’autres personnes me challengeait. Ça a développé l’esprit de compétition que j’avais en moi mais que je n’exprimais pas jusque-là.

Qu’est-ce qui vous plaisait dans ce sport ?

J’adorais courir ! D’ailleurs, je faisais tout en courant. Ma mère m’envoyait faire les courses, et on pouvait me voir dans la rue en train de faire des allers-retours à toute vitesse (rires). Je faisais aussi de longues promenades avec mon papa et mes frères. Ça a toujours été comme ça, je ne sais même pas comment l’expliquer. Je crois que j’ai commencé à courir avant de savoir marcher. J’aimais aller toujours plus loin, repousser mes limites, affronter les autres comme lors du cross du Figaro que j’ai disputé plusieurs fois.

Vous venez d’une famille de sportifs ?

Absolument pas ! Je suis la seule sportive de ma famille et j’étais la seule à avoir cette passion pour la course à pied. On me disait : “ Mais c’est pas possible, tu as deux cœurs dans le corps ! “ Je n’étais jamais fatiguée. Au collège, une année, je remporte largement le cross des filles. A l’arrivée, la prof me demande si ça me dit d’enchaîner immédiatement avec la course des garçons. J’accepte et je termine à nouveau première. Tous les gars étaient dégoutés (rires) ! Travailler les gammes, les lattes et tout ça, a amélioré ma technique de course, car je suis née avec un petit souci au niveau des hanches. J’avais les jambes assez arquées. J’ai ensuite découvert toutes les épreuves qui constituaient l’athlétisme : les sauts, les lancers etc… Il fallait s’accrocher pour me faire sortir des stades. C’est vraiment mon sport de cœur et la base de tout.

Vous étiez une des meilleures demi-fondeuses franciliennes en benjamines…

J’ai été championne d’Ile-de-France de cross et je faisais du 1000 m. J’ai couru en 3’09. J’avais comme principale adversaire Ibis, je me souviens juste de son prénom, et c’était toujours un plaisir de l’affronter. Sur la piste, c’était la guerre, on ne lâchait rien. Et ensuite, on se regardait en riant. J’adorais cette ambiance que pouvait créer l’athlétisme.

Vous êtes ensuite passée aux épreuves combinées…

Le 1500 m me semblait trop long, je suis donc descendue sur 800 m. Je me suis ensuite mise aux épreuves combinées. Là où j’étais la moins douée, c’était pour le 100 m haies. Mais je me débrouillais plutôt bien dans les sauts et lancers. Et puis il y avait le 800 m, la dernière épreuve le dimanche, et les autres filles qui disputaient l’heptathlon n’étaient pas très endurantes. J’adorais la longueur et le disque. Je trouvais très joli la gestuelle de la volte. J’étais dégoûtée qu’il n’y ait pas cette épreuve dans les combinées ! Vu que je suis en plein dedans, je peux faire le parallèle entre cette polyvalence et Koh Lanta, où lors de chaque épreuve tu peux avoir ta chance de passer devant. D’ailleurs, réussir à tenir en équilibre, à soulever, à porter des charges, c’était un peu comme passer du saut au lancer, puis à la course.

Quelle place occupait l’athlétisme dans votre quotidien lors de votre jeunesse…

C’était toute ma vie, mes soirées, mes week-ends ! Je passais plus de temps sur les stades que chez moi. A cette époque, j’avais besoin de me dépenser. C’était le seul endroit où j’avais l’impression d’être moi. J’empêchais presque ma famille de venir m’encourager, car c’était mon univers, le moment où je pouvais m’exprimer. Je faisais des stages pendant les vacances. C’était magnifique ! On s’entendait tellement bien avec les athlètes des autres clubs que c’était un plaisir de se retrouver sur la piste. On avait une super relation avec le club de Ladji (ndlr : Viry Nord Sud Evry Essonne), où il y avait aussi Christiane Mendy (ndlr : 6,38 m à la longueur). Il y avait de l’ambiance. On allumait les postes de radio dans les tribunes, on chantait, on dansait, on ne s’arrêtait pas.

Quelles sont les rencontres qui vous ont marquée ?

D’abord Joël Lucas, l’ancien président du CSM Puteaux, qui a été pour moi un deuxième papa. J’avais le premier à la maison et Joël était ma référence masculine sur le stade. Il y a aussi eu mes coéquipiers, dont Yves N’Dabian (ndlr : 6’’77 sur 60 m en cadets, 5e du 400 m haies lors des Europe espoirs 2005) qui était impressionnant et qui était le concurrent direct de Ladji. Côté entraineurs, Renaud Longuèvre m’a également beaucoup marquée, lorsque j’ai eu l’occasion de le rencontrer lors d’un rassemblement des meilleurs jeunes à l’Insep. Mon coach au club, que je n’ai jamais voulu quitter, s’appelait Luc Chauffeau.

Comment êtes-vous, par la suite, devenue coach ?

Je me suis fait une très grosse entorse de la cheville en jouant au basket, un jour où on s’amusait entre athlètes. Ça m’a empêchée de m’entraîner normalement. J’ai donc commencé à coacher à l’école d’athlétisme de Puteaux.  Puis j’ai quitté le club et je me suis retrouvée avec Brigitte Basse à Chaville. Là-bas, on a entraîné pendant une dizaine d’années les jeunes de l’école d’athlé. En parallèle, j’étais boxeuse, mais ce rôle d’entraîneure était mon petit passe-temps qui me rappelait mes années folles d’athlète. C’est là que j’ai rencontré un autre grand athlète, le triple sauteur Mustapha Ziata. Il m’a poussée à passer mes diplômes de coach.

L’athlétisme vous a ensuite servi dans votre vie ?

J’en parle toujours autour de moi. Chaque enfant, avant de pratiquer un autre sport, devrait commencer par l’athlétisme, car ça donne des bases indispensables. D’ailleurs, ça m’a beaucoup apporté pour la boxe. C’est peut-être pour ça que je suis arrivée aussi forte sur les rings, même en ayant débuté tard. L’athlétisme est un sport avec des entraînements vraiment difficiles. Tu termines parfois lactique, tu ne peux plus poser tes jambes au sol. Repousser la douleur, se prendre en main et se dépasser, je connaissais déjà. Ça a été un atout.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Philippe Paillat - 10/06 (14h56)
Super cette fille !!! Super état d'esprit ! Comme Ladji Doucoure, Christiane Mendy d'ailleurs !
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