MES ACCÈS
Trouver un club près de chez vous
Espaces
FFA
STRUCTURES
CLUBS
l'actu des espaces | infos
Jimmy Vicaut : « Je n’ai pas le droit de m’endormir »
6497
Commentez cette actualité(1)
Jimmy Vicaut : « Je n’ai pas le droit de m’endormir »

Auteur d’une bonne rentrée jeudi dernier, avec un inhabituel 100 yards bouclé en 9’’72 à Bradenton (Floride), quatre centièmes derrière le Canadien Andre De Grasse, Jimmy Vicaut rentre cette semaine en France. L’occasion de faire, avec le recordman d’Europe du 100 m, le bilan de ses huit premiers mois passés à Jacksonville (Floride), sous la houlette du coach américain Rana Reider et au sein d’un collectif cosmopolite de très haut niveau. Avec notamment, dans ses rangs, le Canadien Andre De Grasse, le Britannique Adam Gemili, l’Américain Trayvon Bromell, le Jamaïain Omar McLeod, ou encore le Chinois Xie Zhenye.

La densité de votre groupe d’entraînement est assez impressionnante…

J’ai passé onze ans à l’Insep. J’avais besoin de voir autre chose. J’ai eu l’opportunité de partir à Jacksonville pour m’entraîner avec les meilleurs et je l’ai saisie. Ça n’a pas été une décision facile, mais ma famille m’a soutenu. A leurs côtés, j’apprends de nouvelles choses. Je n’ai pas le droit de m’endormir, sinon, c’est cuit. Ils ne me lâchent pas. On est là pour s’aider mutuellement même si, en compétition, c’est chacun pour soi.

Comment s’est déroulée votre adaptation à un nouveau mode de préparation ?

Je suis arrivé fin novembre. J’ai trouvé un appartement, acheté quelques meubles, et j’ai commencé à m’entraîner deux, trois jours après. Le rythme m’a surpris. En France, on enchaîne séance de course et musculation uniquement en stage, ou lors de cycles assez courts et spécifiques. Ici, aux Etats-Unis, c’est tous les jours comme ça, du lundi au vendredi. Les séances peuvent durer trois heures voire plus. On débute à 10h, on déjeune souvent après la course, puis on reprend avec la muscu et on termine vers 16h.  La première semaine, j’étais en chien (sic). C’était vraiment dur. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Mais, même si c’était nouveau et complètement différent de ce que je connaissais, j’ai fini par m’habituer au bout d’un mois.

Les Américains ont la réputation de « faire du long », même quand ils sont sprinters…

Dans le groupe, il y a des coureurs de 100 m-200 m, des spécialistes du 400 m, deux sauteurs. Je suis plus avec les sprinters courts. On a deux séances de long par semaine. La grosse différence avec la France, c’est que les récupérations sont beaucoup plus courtes. Le coach ne veut pas qu’on aille vite. C’est sûr que ça fait mal, mais je suis obligé de passer par là.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, en nombre de décès, par la pandémie de coronavirus. Dans ce contexte, comment avez-vous pu vous entraîner ?

On a eu la chance de pouvoir continuer à se préparer sur une piste. La différence avec d’habitude, c’était qu’on était sur le stade annexe au lieu de l’enceinte principale, et qu’on effectuait seulement quatre séances par semaine. Le coach trouvait toujours des solutions. Au niveau personnel, je suis resté tout seul. Ça fait un petit moment que je n’ai pas vu ma femme et mon fils. J’ai hâte de rentrer et de voir ma famille.

Quel bilan tirez-vous de ses premiers mois passés outre-Atlantique ?

Je suis vraiment satisfait. Je ne regrette pas d’avoir tenté l’aventure. Les gens sont hyper cools ici. Je compte bien revenir aux Etats-Unis à la fin de la saison, dès que les frontières seront ouvertes.

Comment imaginez-vous la suite de votre été ?

Je vais d’abord me reposer et profiter de ma famille. Il y a encore du temps avant les meetings en Europe, qui vont avoir lieu à partir de la mi-août. Ça sera l’occasion de voir où j’en suis. J’ai pris un petit coup au moral avec l’annulation des championnats d’Europe et le report des J.O. Courir pour la France, mon pays, c’est ce qui me motive. Mais l’athlétisme est mon métier.  Finalement, on va vivre un peu une saison comme les Américains qui, tous les trois ans, n’ont pas de grand championnat estival.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Jimmy Vicaut
Age / Sél.28 ans / 23 A
ClubSco ste-marguerite marseille
Spécialité60 m - 100 m - 200 m - 4 x 100 m
RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Bruno Vauthier - 17/07 (14h55)
Jimmy ne parle pas de technique, aussi j’aimerai savoir si une bonne fois pour toute, ce coach Ricain lui a fait rectifier le casse du buste sur la ligne. Je rappelle que cet oubli l’a privé du dernier titre du CE et qu’il devrait être seul RE à 9”84. Si non ultime solution avec le sympathique PML spécialiste du casse du renard...
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
dans la même rubrique
22/07 > (1)
15/07 > (1)
10/06 > (1)
20/04 > (2)
09/03 >  
06/03 > (5)
07/01 > (1)
19/12 > (4)
11/12 >  
28/11 >  
le reste de l'actualité
12/08 >  
12/08 > (4)
11/08 > (3)
10/08 > (2)
03/08 >  
31/07 > (4)
31/07 > (1)
28/07 >  
27/07 >  
23/07 >  
20/07 >  
20/07 > (2)
20/07 >  
17/07 > (1)
13/07 >  
11/07 > (2)
10/07 > (1)
10/07 >  
09/07 >  
08/07 > (1)
02/07 >  
29/06 >  
29/06 > (2)
26/06 > (4)
25/06 >  
rechercher
Athlé
Estival
Fil
Info
12345
Gros
Plans
Inscrivez-vous gratuitement sur la plateforme de formation pour tous les licenciés FFA en CLIQUANT ICI. Puis sur la plateforme accédez aux différents contenus en cliquant sur « JE M’ABONNE ». En cas de souci d’abonnement, cliquez sur le lien « CONTACT ». Tous les domaines (Direction, Encadrement sportif, Jury et Organisation d’événements) ont leurs propres contenus.
boutique
FFA
INFORMATIONSFORMATIONCOMMUNAUTÉBASES DE DONNÉESMÉDICALBOUTIQUE
NOS PARTENAIRES
CONDITIONS D'UTILISATION MENTIONS LÉGALES CONTACTS