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Benjamin Robert : « J'ai retrouvé la niaque que j’avais quand j’étais plus jeune »
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Benjamin Robert : « J'ai retrouvé la niaque que j’avais quand j’étais plus jeune »

Le demi-fondeur a brillamment réussi ses débuts en Diamond League à Monaco la semaine dernière. Quatrième du 800 m avec un nouveau record personnel en 1’44’’56, le sociétaire du CA Montreuil 93 peut prétendre à de nouvelles ambitions. Pour Athlé.fr il revient sur ce rendez-vous, son changement d’entraîneur, ainsi que sir son épanouissement personnel retrouvé.

Benjamin, vous attendiez-vous à exploser votre record de la sorte ?

Pas du tout ! Si je faisais 1’45’’ j’étais content. Mais mon entraîneur m’avait dit que je pouvais courir entre 1’44’’70 et 1’45’’20, et il avait raison. La saison précédente, je voulais toujours faire des gros chronos et je me blessais souvent. Cette fois, j’ai abordé le meeting en me disant : « on fait ce qu’on peut et on verra bien ».

Racontez-nous votre course...

J’avais discuté avec Djilali Bedrani, qui est dans mon groupe d’entraînement, et il m’a expliqué qu’en  Diamond League, les athlètes étaient des animaux (sic) et que ça allait partir vite. Le but du jeu c’était que je me mette en plein milieu et que je résiste au maximum. Avant la course, c’était très stressant. Pendant la course, je suis resté dans le wagon et j’ai attendu en essayant de rester relâché. Mon entraîneur m’avait dit que j’allais avoir très mal aux jambes et que le but, c’était de mettre de l’envie. Arrivé aux 500 m, je pensais que ça allait attaquer fort et au final ça n’attaque pas, donc j’attends et je me sens vraiment bien. Aux 200 derniers mètres, je me sens toujours bien. Aux 150, pareil et je me dis : « c’est bizarre mais j’ai plus rien à perdre et au pire j’explose ». Donc là, je décide de partir et les deux mecs qui sont devant moi me laissent un creux, et je passe en plein milieu. Je suis content parce que j’arrive à finir fort et je bats mon record. Là où je suis déçu, c’est que je ne prends pas de risque. Mais c’était ma première course à ce niveau.

Vos adversaires du jour étaient d’un tout autre calibre que d’habitude…

Je n’avais jamais fait une aussi grosse course avec le premier, le deuxième, le troisième et le quatrième des championnats du monde. C’est des gars que je vois à la télé et que je suis sur les réseaux sociaux. Et là, je me retrouve dans la chambre d’appel avec eux, j’arrive à l’hôtel je les croise et je suis sur la même ligne de départ qu’eux, c’est génial ! Par exemple, la veille, quand j’arrive sur le stade d’échauffement, le premier mec que je croise, c’est Donovan Brazier. Ce qui m’a frappé, c’est qu’ils sont vraiment grands, ils sont bien musclés, ils sont affûtes. Toi, t’es là, t’essayes de te montrer mais c’est un peu impressionnant.

Le meeting de Monaco était également marqué par un protocole sanitaire très strict…

On était obligé de faire le test pour la Covid le mardi pour avoir les résultats avant d'entrer dans l’hôtel, comme ça on était sûr que les athlètes présents n’étaient pas contaminés. C’était un peu gênant de porter le masque tout le temps, mais ça ne change pas du quotidien. J’ai eu la chance d’être avec Djilali (Bedrani) et Pierrik (Jocteur-Monrozier) qui sont aussi dans mon groupe d’entraînement et avec qui je fais des stages. Avec Pierrik, c’était notre première Diamond League ensemble, alors que Djilali est plutôt un habitué. Il a clairement joué le rôle de grand frère et, grâce à lui, on a gagné un an ou deux d’expérience. Il nous a expliqué que si on est là, c’est qu’on a le niveau, que les courses sont différentes parce que ce sont des courses de professionnels. Il m’a dit : « tu verras, tu cours à Monaco, tu fais juste acte de présence, tu cours en 1’45’’ ». Je ne le croyais pas du tout, mais il a totalement raison. Avoir un mec de cette expérience-là, c’est génial.

Vous avez récemment rejoint le groupe de Sébastien Gamel...

J’ai changé d’entraîneur il y a trois mois. Avant, j’étais avec un coach avec qui j’ai fait mes débuts, Ali Belkacem. Ça faisait environ un an que je stagnais et comme je m’entraînais avec des jeunes, je faisais mes séances tout seul, donc ce n’était pas très agréable. Comme Pierrik et Djilali sont aussi Toulousains, on a fait quelques footings ensemble. J’ai d’abord demandé à mon ancien entraîneur si le mieux était que je reste avec lui ou que je rejoigne Sébastien Gamel et son groupe. Il m’a répondu que le mieux était de changer. A partir de là, on a pris un verre ensemble avec Sébastien, Ali et moi pour mettre les choses au point et ça s’est fait naturellement. D’ailleurs, j’appelle toujours mon ancien entraîneur une fois par semaine. Tout s’est fait de façon très correcte.

En quoi ce changement vous a-t-il permis de passer un cap ?

Mentalement déjà, tout a changé. Quand tu discutes avec Djilali, ça parle finale et même médaille olympique. De suite, c’est un autre statut et ça te met dans un autre bain. Mes entraînements ont évolué aussi : je travaille davantage ma vitesse et ma qualité de course. Avant, je faisais plus de la quantité. Maintenant, on cherche la quantité aussi mais la qualité occupe une grande place. Comme mon ancien entraîneur m’a dit : « va vers lui », ça ajoute une confiance supplémentaire. Tous les voyants étaient au vert : j’ai un groupe d’entraînement énorme, un coach qui me fait prendre du plaisir, je m’entraîne bien, j’ai du monde derrière moi, il n’y avait pas de raison que ça ne marche pas.

Qu’est-ce qui a changé pour vous cette saison de manière générale ?

J’ai pris beaucoup plus de plaisir. Mon coach accepte les sorties, et il adapte les entraînements en fonction. Là je suis parti en vacances 3-4 jours avec des amis en Espagne et je repars à Lloret del Mar. Je vais m’entraîner mais avec plus de plaisir. Sinon je n’ai rien fait de plus à part être plus investi et être heureux. Sébastien, psychologiquement, m’a beaucoup aidé avec ça et à reprendre du plaisir à faire de l’athlétisme.

Vous aviez perdu ce plaisir ces dernières années ?

Totalement. Enfin, je commençais à le perdre. Même des anciens entraîneurs ont remarqué que j’avais retrouvé la niaque que j’avais quand j’étais plus jeune. Je pense que ce nouveau challenge fonctionne bien avec moi. Là, j’ai encore envie de courir et ça m’a remotivé. Même au niveau de la dynamique du groupe, ça te tire vers le haut. Je suis tellement heureux.

Votre précédent record personnel datait de 2018...

Quand on est jeune, on bat son record chaque année. La première saison où tu ne le bats pas, ça fait un peu mal et on se remet en question avec l’entraîneur, mais on se met des barrières psychologiques. Je crois que Sébastien a réussi m’enlever ces barrières. Le soir, je cogitais beaucoup avant de dormir. Ce n’était pas agréable du tout. En plus j’ai eu des blessures (ischios droit et gauche), donc j’avais peur de me blesser, je ne voulais pas le revivre. Il m’arrivait de faire des rêves où je refusais de courir parce que j’avais peur de me blesser. C’était très compliqué.

Avec ce nouveau record (1’44’’56), vous devenez le septième Français de tous les temps. Cela vous donne-t-il de nouvelles ambitions ?

Complètement. C’est bizarre de passer d’une personne qui espère se qualifier aux championnats d’Europe à un mec qui est bien classé au niveau européen. Je ne réalise pas encore. Les objectifs des prochains mois seront de battre ce record, aller plus loin, et me qualifier aux Jeux l’année prochaine. Après chaque année est différente, mais là, je rêve d’une finale aux Jeux Olympiques. Je veux voir jusqu’où je peux aller.

Quel sera votre objectif aux championnats de France élite ?

La compétition a lieu à Albi, juste à côté de chez moi. Mes grands-parents vont venir me voir, donc j’y serai, c’est sûr. Je sais que d’autres Français très forts seront là, dont Pierre-Ambroise Bosse qui a été champion du monde, et Gabriel Tual, mais j’aimerais gagner devant eux.

Propos recueillis par Elena Cervelle pour athle.fr

Benjamin Robert
Age / Sél.22 ans / 1 A
ClubSa toulouse uc
Spécialité800 m
RB
Admin Athle.fr
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