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Dans l’œil du coach : Philippe Blancmunier au Doubs Sud Athlétisme à Besançon
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Dans l’œil du coach : Philippe Blancmunier au Doubs Sud Athlétisme à Besançon

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à la rencontre de ces hommes et femmes de l’ombre. Cette semaine, rendez-vous avec Philippe Blancmunier, 69 ans, entraîneur au Doubs Sud Athlétisme à Besançon.

Il entraîne depuis 40 ans mais ne lui faites pas dire que c’était mieux avant. La jeunesse d’esprit, du bon esprit, de Philippe Blancmunier lui fait toujours coacher des jeunes demi-fondeurs depuis toutes ces années, et toujours avec de très bons résultats à l’image de Luc le Baron (19 ans), champion de France de cross en cadets en 2019 et en juniors il y a moins d'une semaine. Si ce dernier a récemment quitté le groupe franc-comtois pour partir à l’Insep, c’est sous l’œil bienveillant de son ancien entraîneur, jamais aigri, toujours philosophe. « Ils partent, c’est comme ça », dit ‘’Blanblan’’, mais lui sera toujours leur « vieux copain ».

Votre définition de l'entraîneur ?

C’est avant tout un éducateur, donc une personne avec des valeurs humaines, et je dirais même humanistes. L’entraîneur se doit d’être passionné et capable de transmettre sa passion. J’ajouterai qu’il a surtout un rôle de rassembleur qui doit veiller à la bonne cohésion de son groupe d’athlètes. J’entraîne des champions mais aussi des débutants ou des athlètes aux capacités beaucoup plus limitées, et je tiens à ce que tous se connaissent, se respectent, et surtout s’apprécient. On est tous ensemble quelle que soit la couleur de peau, le niveau social et le niveau sportif. Pour ce faire, au stade, je fais toujours des séances collectives, évidemment pas avec la même intensité ni la même quantité pour tous. Je sais aussi qu’ils se rencontrent en dehors du stade et de mon côté j’organise chez moi, chaque fin de saison, un barbecue qui rassemble tout ce petit monde. Evidemment, l’entraîneur doit être compétent dans sa spécialité. La maxime bien connue : « Il n’y a pas de bons entraîneurs mais seulement de bons athlètes » n’exclut pas qu’il y ait aussi des entraîneurs qui passent à côté de talents.

Entraîneur à Besançon, c'est plus dur qu'ailleurs ?

S’agissant des athlètes que j’entraîne, je ne pense pas, bien au contraire. Depuis près de 40 ans, j’ai pratiquement toujours eu à faire à ce qu’on peut appeler « des bons gosses ». Je ne suis pas de ceux qui clament que c’était mieux avant, c’est vrai qu’ils sont peut-être un peu plus ‘’cool’’, mais ce sont des courageux. Concernant les structures, c’est autre chose. Pas de stade couvert à part une halle avec une ligne droite de 50m, donc réservée aux sprinters, une salle de musculation minuscule, j’ai entre vingt et trente athlètes chaque jour. Du coup, été comme hiver, quelle que soit la météo, on est toujours dehors. A ce sujet, Luc Le Baron, qui s’entraîne à l’Insep avec Adrien Taouji depuis septembre, apprécie le changement et la salle qui est à sa disposition.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?

Ce qui m’énerve, ce sont les athlètes qui ne me préviennent pas lorsqu’ils sont absents à l’entraînement, ceux qui arrivent systématiquement en retard et ceux qui attrapent « le melon ». Heureusement j’en ai eu très peu. Ce qui me plaît le plus, c’est retrouver mes athlètes chaque soir au stade, mesurer leurs progrès, accompagner leur enthousiasme lorsqu’ils ont battu un record personnel ou atteint un objectif, les accompagner aux compétitions, pour les performances mais aussi pour l’état d’esprit.

Vous êtes un coach "connecté" ou un entraîneur à l'’’ancienne" ?

Je dirais plutôt à l’ancienne, car je vais avoir 70 ans dans quelques mois... J’utilise tout de même l’ordinateur pour envoyer les cycles d’entraînement par mail, par exemple. Par contre, je fuis les réseaux sociaux. J’essaie de progresser tout de même, je trouve les montres connectées très pratiques pour surveiller les séances de seuil à l’extérieur quand je suis en vélo.

Votre plus beau souvenir ?

J’ai eu tellement de bons souvenirs avec bien sûr les titres de champions de France de Bérénice Cleyet-Merle, des frères Pépiot, d’Abdel El Hajjami, de Luc Le Baron. J’ai envie de citer le titre collectif lors des France cadets à Laval en 2008 avec mes mousquetaires de l’époque, Abdel El Hadjami, Valentin et Tanguy Pepiot, Thomas Bornand et Clément Hely. Quelle osmose et quel esprit de camaraderie avec ceux-là !

Quelle est votre relation avec les athlètes ?

Je pense que je suis plutôt un « vieux copain déconneur », sans jamais être paternaliste. Si j’étais paternaliste, je pense que je serais aigri des départs des athlètes, et ça, je ne l’ai jamais été. Ils partent, c’est ainsi. Souvent pour de très bonnes raisons comme les études, le travail, la progression sportive, comme avec Luc le Baron. Jamais, je n’ai voulu les faire culpabiliser de leur départ. Sinon dans mon groupe, même si je suis tranquille comme garçon, ça ne m’empêche pas de pousser des coups de gueule de temps en temps.

Avez-vous un modèle d'entraîneur, dans l’athlétisme ou dans un autre sport ?

Sans hésiter, Gaston Prétot, le pape du demi-fond comme on l’appelait. Il a été mon entraîneur quand j’étais minime et c’est lui qui m’a donné envie de devenir entraîneur. C’était avant tout un humaniste engagé, il a été résistant durant la Seconde Guerre mondiale, c’était un homme avec des convictions. D’autre part, c’est lui, à mon sens, qui a fait évoluer l’entraînement du demi-fond en France dans les années 60, il a ramené plein d’idées à travers ses voyages en Europe de l’Est. L’idée de la VMA en France, c’est lui.

Trois mots pour définir votre groupe ?

Solidarité, camaraderie et bienveillance.

Propos recueillis par Renaud Goude pour athle.fr

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Alain Flaccus - 18/11 (08h34)
Merci pour GASTON l'Homme avec un grand H du FC Sochaux. Une pensée à son épouse allègrement et en forme pour ses 103 ans...
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