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Gémima Joseph : « Je pense que tout le monde doute »
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Gémima Joseph : « Je pense que tout le monde doute »

Révélation du sprint tricolore l’an dernier, avec un record abaissé à 22’’77 sur 200 m, une place de demi-finaliste aux Jeux olympiques (également 7e avec le relais) et une médaille de bronze européenne chez les espoirs sur la même distance, Gémima Joseph (Rou Kou) aborde 2022 avec de grandes ambitions. Ce qui n’empêche pas la Guyanaise de 20 ans, entraînée par Katia Benth et Gaëtan Tariaffe à Cayenne et Kourou, de se confier avec franchise sur les états d’âme qu’elle peut parfois ressentir.

Athle.fr : Comment s’est déroulé le stage de préparation à Tenerife, mi-décembre ?

J’ai bien bossé pendant dix jours. Ça m’a un peu changée. En Guyane, la température est déjà parfaite. Mais ça fait du bien de voir d’autres choses et d’autres personnes, de s’évader. En stage fédéral, j’échange notamment beaucoup avec les Antillais, comme Wilhem Belocian et Laeticia Bapté, et les athlètes du groupe de Benjamin Crouzet à Reims. D’après mes coaches, mes résultats sont assez tops. Je m’entraîne avec un GPS au niveau de mon dos, qui envoie en temps réel des données à l’Insep. Je reçois ensuite un message en fin de séance, avec mes résultats. Visiblement, j’ai bien progressé par rapport à l’an dernier.

A quoi va ressembler votre saison hivernale ?

Je vais arriver en métropole autour du 10 février et rejoindre, avec les athlètes antillais, le groupe de Benjamin Crouzet à Reims. J’ai prévu de disputer un seul meeting avant les championnats de France Elite. A la base, je n’avais pas trop envie de venir dans l’Hexagone. Mais on a discuté avec les coaches et, de toute façon, je dois passer des tests Fulgur à l’Insep (un projet de recherche sur la planification individualisée de l’entraînement en sprint et la prévention blessure aux ischios). La salle, ça n’est pas trop mon truc.

Pourquoi ?

La première fois que j’ai disputé un 200 m en indoor, je me suis dit : « c’est quoi ça ? ». Je n’arrive pas trop à apprivoiser les virages très serrés. Et en 2019, j’ai ressenti une forte douleur à l’ischio gauche lors des championnats de France (ndlr : en juniors à Liévin). J’ai stoppé net mon effort. C’était une élongation avec une petite hémorragie. J’ai dû m’arrêter pendant un mois et demi et ça m’a un peu traumatisée.

Comment expliquez-vous les progrès que vous avez réalisés en 2021 ?

J’ai passé un cap au niveau des entraînements. J’ai bossé beaucoup plus dur et tout a été mis en place pour que je puisse être à l’aise, avec notamment une petite équipe médicale autour de moi.

Que vous a appris l’expérience olympique ?

Ça me donne des perspectives sur comment être prête pour les prochains Jeux. A Tokyo, j’ai atteint un niveau de stress que je n’avais jamais connu. Je n’étais pas du tout préparée à ça. J’aurais peut-être besoin d’une préparatrice mentale pour mieux gérer l’approche d’un tel événement. J’étais à pas grand-chose de vomir devant les autres filles en chambre d’appel, avant le 200 m.

Et les championnats d’Europe espoirs, où vous avez terminé troisième sur le demi-tour de piste ?

Ma coach n’était pas là. C’était un moment où je me sentais un peu seule. Il m’a manqué ce support mental. En plus, j’ai ressenti plein de petites douleurs qui m’ont un peu flingué le moral. Avant de partir à Tallinn, je sentais que je n’allais pas gagner. Les gens qui sont sûrs d’eux tout le temps ? Je n’y crois pas ! C’est une carapace. En compétition, comme les autres, j’essaye de paraitre de dominante, de montrer que je suis celle qui va gagner. Je tente de cacher mon stress. Mais je pense que tout le monde doute.

Avez-vous une préférence entre le 100 m et le 200 m ?

Je préfère le 200 m. Je suis plus à l’aise, j’ai plus de temps pour m’exprimer. Le virage m’apporte quelque chose en plus. Je ne suis pas encore au top sur 100 m. J’aimerais déjà battre le record de ma coach (ndlr : 11’’20 en 1998) !

Pourquoi avez-vous fait le choix de poursuivre votre carrière en Guyane, plutôt que de rejoindre à temps plein la métropole ?

Une des choses les plus importantes pour perfer, ce sont les coaches. Je m’entraîne avec ceux qui me conviennent. Pour moi, c’est comme si c’était la famille. J’ai vu des amis partir en métropole, qui l’ont ensuite regretté et qui sont revenus aux sources. Quand je pars deux mois en Europe pour la saison estivale, je pleure lorsque j’appelle mes parents. Je suis une personne sensible. J’ai du mal avec les séparations trop longues. Et quand je rentre, je suis accueillie à l’aéroport, on m’encourage dans la rue. Je ressens le soutien de la population. C’est magique et ça me donne des ailes !

L’été prochain, allez-vous vous fixer comme priorité les Mondiaux de Eugene ou les Europe de Munich ?

Ces compétitions sont sur ma liste au même niveau. Je vise des finales lors de ces deux championnats, même si ça va être chaud. A Munich, j’espère même un podium.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Gemima Joseph
Age / Sél.21 ans / 3 A
ClubRou kou
Spécialité200 m - 4 x 100 m
RB
Admin Athle.fr
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