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Jules Pommery : « J’ai déjà envie de repartir à l’entraînement »
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Jules Pommery : « J’ai déjà envie de repartir à l’entraînement »

Trois ans après son titre européen chez les juniors, le sauteur en longueur de l’Entente Athlé 58 Jules Pommery a marqué les esprits dès sa première participation à un grand championnat seniors, en remportant le bronze aux Europe de Munich la semaine dernière. Retour sur une journée épique, qui ponctue à merveille une belle saison au cours de laquelle il a battu le record de France espoirs (8,17 m) et remporté son premier titre national Elite.

Vous avez été le premier médaillé français des championnats d’Europe à Munich après un concours à rebondissements. Comment avez-vous vécu cette journée ?

J’étais plutôt confiant avant la finale, dans le sens où j’avais fait le plus dur la veille en me qualifiant. J’avais une charge mentale en moins et je me sentais plus serein et plus relâché. Mais j’étais quand même un peu stressé, car ça reste l’évènement de l’année, celui sur lequel on a basé toute la saison. En même temps, j’avais eu de bonnes sensations lors des qualifications, notamment lors du troisième saut où j’avais pu me lâcher un peu. L’échauffement s’était bien passé, mon corps répondait bien et tout était en place… Après, le concours a été super vite et ça a été très intense. 

Justement, racontez-nous cette finale…

Elle s’est passée à mille à l’heure. J’avais énormément d’intentions en tête, beaucoup d’idées à mettre en place. Ça a été un concours comme je les aime, c’est-à-dire où l’on n’a rien d’autre à penser qu’à son saut et ce que l’on peut faire pour l’améliorer. J’étais troisième des engagés avant la finale et je voulais au moins le bronze. Finalement, le contrat est rempli et c’est une satisfaction, même si je reste un peu frustré par rapport à la performance car je venais aussi pour battre mon record (8,17 m). Mais j’ai sans doute été un peu impressionné par l’évènement, son ampleur, le public… Ce que je retiens, c’est que ça a été une super expérience. Je n’ai donc pas de regrets. J’ai fait de mon mieux et cette médaille vient récompenser une super saison.

Vous auriez pu rester quatrième sans cette réclamation suite au saut litigieux du Britannique. Comment ça s’est-il passé ? L’aviez-vous vu sauter ?

Non, pas du tout. C’est à la fin de mon concours, en allant voir mon coach et le staff français, qu’ils m’ont conseillé de porter réclamation. Les Suédois et les Espagnols étaient venus les voir pour les prévenir que le saut du Britannique était apparemment mordu. Mais tant que je ne faisais pas de réclamation, ils ne pouvaient pas déposer de protest. Tout à coup, j’ai eu le sentiment que mon concours n’était pas fini, que j’avais comme un dernier essai pour tenter de décrocher cette médaille, et j’ai donc été voir le juge arbitre pour lui demander de vérifier le saut du Britannique. Suite aux différentes procédures, je n’ai appris que j’étais troisième qu’à 23h40.


Comment avez-vous tenu pendant cette longue attente ?

Le concours s’est terminé à 21h30, j’ai donc fait toute la zone mixte devant les journalistes en tant que quatrième sans évoquer cette réclamation… et j’ai attendu. Ça a été très long. Dans un premier temps, j’ai appris que le recours de l’équipe de France était accepté, donc je savais que c’était en bonne voie. J’étais heureux, mais ce n’était pas encore sûr à 100 %. Je ne pouvais pas éclater de joie. Et d’ailleurs, même quand je l’ai appris à 23h40, je n’ai pas sauté de joie.  J’étais heureux, c’est sûr, mais on était à la sortie de la zone mixte, du stade, les lumières commençaient à s’éteindre. J’étais juste avec mon coach, les référents sauts et les responsables presse. Ça été une expérience bizarre, mais sympa quand même. Heureusement, on a pu fêter ça le mercredi soir avec la médaille autour du cou et les hurdlers qui avaient aussi fini leur épreuve.

Cette première médaille chez les seniors décuple-t-elle déjà votre motivation ?

C’est évident ! Rien que le fait de voir le public et l’atmosphère dont les Allemands ont profité à Munich, ça donne envie de retourner à l’entraînement tout de suite. C’est un sentiment que j’avais déjà entendu de la part d’athlètes médaillés. Après une bonne performance, on a tout de suite envie de s’y remettre. En tous cas, moi, ça me motive pour être le meilleur à Paris, devant notre public. Je n’ai qu’une envie : être déjà sur le stade et avoir des claps de soutien derrière moi avant de m’élancer.

Vous pensez donc déjà aux Jeux olympiques ?

C’est l’objectif suprême, même si avant, il y aura d’autres compétitions qui vont me permettre d’acquérir encore de l’expérience. Je pense notamment aux championnats du monde l’été prochain, et aux championnats d’Europe en salle cet hiver. Mais oui l,’objectif final pour moi, ce sont les Jeux à Paris.

Et pour les semaines à venir, comment se profile la fin de votre saison ?

Je vais participer au meeting de Lucerne en Suisse à la fin du mois (le 30 août ; NDLR). J’ai en effet ressenti de super sensations sur mon saut à 8,06 m à Munich, mais j’ai eu une perte d’équilibre et il n’était pas abouti. J’ai donc envie d’explorer ces sensations-là pendant que je suis encore en forme. Je me dis qu’il faut en profiter et capitaliser sur l’état dans lequel je suis actuellement. Je trouverais ça bête d’arrêter ma saison directement. Je ne suis pas blessé, je sens que mon corps est en forme. Je vais donc juste couper une semaine à Noirmoutier en famille pour reposer ma tête et mon cerveau, mais d’ici lundi prochain, je serai prêt à repartir et à me faire plaisir sur un sautoir.  Je ferai d’ailleurs aussi les championnats méditerranéens les 10 et 11 septembre, pour faire honneur à l’équipe de France et pour me faire plaisir.

Quels souvenirs garderez-vous finalement de ce premier championnat seniors ?

L’ambiance. J’avais déjà fait deux sélections jeunes en juniors et en espoirs sur des championnats d’Europe, mais là, j’ai trouvé l’ambiance incroyable, dans le sens où j’avais la sensation qu’on était une vraie famille. Tout le monde se mélangeait, il n’y avait pas de groupes de spécialisation ou d’âge. C’est aussi ce qui me donne envie de retourner à l’entraînement, regoûter à cette équipe de France. Il y avait beaucoup de soutien entre tout le monde. Ça aide à donner le meilleur de soi.

Propos recueillis par Véronique Bury pour athle.fr

Jules Pommery
Age / Sél.21 ans / 1 A
ClubEntente athle 58*
SpécialitéLongueur
PG
Administrateur
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