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Dans l’œil du coach : Antoine Lavergne à Savigny
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Dans l’œil du coach : Antoine Lavergne à Savigny

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui font, au sein des près de deux mille clubs, l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à découvrir ces hommes et femmes de l’ombre. Rencontre avec Antoine Lavergne, 34 ans, entraîneur au Savigny Athlétisme 91.

Avoir l’œil, ce n’est pas une question d’âge. A seulement 34 ans et à force de formations, de lectures mais aussi d’intérêt pour les nouvelles technologies, accompagnés d’une grande réactivité et du souci des détails, Antoine Lavergne a déjà connu l’équipe de France avec le coureur de 400 m David Sombe, qu’il suit depuis plusieurs années en Essonne. Mais attention, cela ne l’empêche pas de couver du regard les plus jeunes de son groupe, car peu importe le niveau de celles et ceux qu’on entraîne, ce qui compte c’est qu’ils « s’épanouissent ».

Votre définition de l'entraîneur ?

Un entraîneur, c’est quelqu’un qui accompagne collectivement et individuellement des personnes vers leur meilleur niveau. C’est aussi un technicien, il doit savoir analyser, interpréter, corriger avec pédagogie et en valorisant la progression de chacun. Quel que soit le niveau des athlètes, l’entraîneur doit leur permettre d’atteindre leur meilleur niveau de pratique tout en préservant leur intégrité physique et psychique. Être entraîneur, c’est aussi savoir faire preuve d’une constante capacité d’adaptation. Les relations, les équipements, les objectifs évoluent sans cesse. En se formant, on découvre et on apprend des exercices, des situations, des méthodes parfois différentes qui méritent d’être étudiées. La progression d’un entraîneur passe par la remise en question de ses compétences. C’est clairement une fonction qui ne se limite pas à une simple présence sur la piste. Il doit savoir créer une programmation, une trame d’entraînement propre à chacun, tout en restant suffisamment lucide et exigeant pour la réussite de ces objectifs. Il doit également savoir motiver ses athlètes, fédérer autour des valeurs du sport. Personnellement, j’essaie de ne rien laisser au hasard et d’aller à l’essentiel avec tout le monde, peu importe le niveau de l’athlète. L’idée est de bien communiquer en amont avec chacun afin de gérer au mieux les objectifs, que ce soit sur une séance, une programmation ou une compétition. Bien sûr, une nouvelle fois, il faut aussi savoir s’adapter à n’importe quel élément qui viendrait perturber ce qui est prévu.

Entraîneur à Savigny-sur-Orge, c'est plus dur qu'ailleurs ?

A Savigny, on est très bien loti pour une structure local. Le club investit régulièrement dans du matériel, accompagne bien les athlètes, le complexe sportif est plutôt complet au niveau des infrastructures (gradins, piste, espaces verts), et les différents groupes cohabitent facilement sur la piste. Comme beaucoup de clubs, c’est compliqué pour la musculation, alors on s’adapte dans les salles à proximité en attendant, sans certitude, que la salle municipale soit accessible. L’hiver aussi est une vraie problématique, il n’y a pas de salle couverte, donc on effectue forcément un travail adapté pour continuer de travailler sans se blesser. Une des priorités reste l’intégrité des athlètes. Je tiens également à souligner la bonne gestion de nos dirigeants qui ne dépensent pas ce qu’ils n’ont pas, tout en aidant les athlètes et en faisant en sorte qu’on ne manque de rien. On est un club municipal avec le bon esprit qui va avec.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?

J’aime beaucoup le côté humain de la relation entraîneur-entraîné. Le fait de recevoir la confiance des athlètes est la meilleure récompense, avec leur épanouissement et leur progression personnelle. Tous les échanges, les relations humaines à l’entraînement mais aussi à l’extérieur font, à mon sens, que l’interaction est efficace. J’ai des athlètes qui m’ont suivi quand j’ai changé de club il y a quelques années, cela prouve quelque chose. J’essaye de passer outre et de ne pas me focaliser sur les choses qui peuvent énerver, cela permet de gagner du temps et surtout de rester concentré sur ce qu’il y a à faire. Si je devais citer une chose, ce serait les personnes qui disent « tu n’as pas été assez bon quand tu t’entraînais, tu ne peux pas être un bon coach ». A croire qu’avoir été un bon athlète fait forcément de toi un bon entraîneur. C’est vrai que je n’ai pas été un athlète de niveau national mais je ne crois pas que cela ait influencé ma volonté de me former, d’aller chercher les informations là où elles étaient pour progresser. C’est une démarche qui me paraît tout à fait normal pour n’importe quel coach.

Vous êtes un coach "connecté" ou un entraîneur "à l'ancienne" ?

J’avoue être un coach plutôt connecté. J’aime la précision et il y a tellement de moyens d’utiliser de nouvelles technologies pour être de plus en plus précis. Au sein du groupe, on a la chance de pouvoir travailler avec FreeLap (un système de « cellule photo »), avec HandyGym (une poulie iso-inertielle connectée), des applications vidéos pour analyse technique... Pour certains athlètes du groupe, on a sur certaines périodes accès à du matériel analytique, grâce à l’aide de l’Insep, qui permet des analyses de vitesses moyennes ou instantanées, en compétition ou à l’entraînement. C’est vraiment appréciable et j’aime bien cela, on peut aller plus loin dans l’entraînement. Pour la communication, on fonctionne avec WhatsApp et ses fameux groupes. Les programmations et objectifs sont différentes d’un athlète à un autre et communiquer de cette façon facilite l’individualisation de la pratique, de la programmation et des échanges. Après, concernant les écritures et programmations, gribouillages et réécritures obligent, le papier reste indétrônable.

Votre plus beau souvenir ?

Au-delà des différents podiums nationaux de Gatien Janez et David Sombe, j’ai particulièrement vibré devant le titre de David avec le collectif du 4x400m espoirs aux championnats d’Europe en 2021, à Tallinn, en Estonie. On a débuté notre collaboration avec David en 2016-2017, et c’est une belle récompense pour moi de le voir s’épanouir et performer. Avec Gatien, on se suit depuis 2012 et c’est également une belle histoire.

Quelle est votre relation avec les athlètes ?

Je dirais que j’aime créer du lien, aussi bien sur la piste qu’en dehors. Cela permet de s’entraîner, de communiquer d’une façon saine, d’être sincère et à l’écoute des attentes et besoins des autres. Je m’attache à donner le même intérêt à chacun, peu importe le niveau. Je m’adapte à l’énergie et l’investissement que me donnent les athlètes. Quelqu’un qui vient aléatoirement et ne s’investit pas vraiment ne recevra évidemment pas les mêmes soutien et accompagnement de ma part que celui ou celle qui respecte son engagement et montre de l’intérêt à sa pratique . J’essaye également de les connaître individuellement, sur des sujets autres que l’athlétisme, de les écouter afin de pouvoir adapter mon discours, pour qu’il soit le plus pertinent possible.

Avez-vous un modèle d'entraîneur, dans l’athlétisme ou dans un autre sport ?

Il y en a plusieurs que j’apprécie lire et écouter. En athlétisme, Guy Ontanon, Renaud Longuèvre et Jacques Piasenta sont des personnes inspirantes et, qui de par leurs interventions et écrits, permettent de se former et de mieux comprendre certaines facettes de l’entraînement et de la préparation physique. J’aime regarder et écouter leurs conférences, leurs interventions en colloque et lire leurs livres. En dehors de l’athlétisme, il y a un coach de tennis que j’apprécie pour le personnage, ses qualités d’entraîneur et sa capacité d’adaptation, c’est Gilles Cervara, qui conseille Daniil Medvedev. Au tennis, une fois que le match est lancé, on est impuissant, on subit et il faut donc tenter de faire passer des messages de manière beaucoup plus fine. Tout ce côté autour du mental, c’est très intéressant.

Trois mots pour définir votre groupe ?

Convivialité. Engagement. Bienveillance.

Propos recueillis par Renaud Goude pour athle.fr

 

RB
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