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Dans l’œil du coach : Patrick Deprez à Castres
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Dans l’œil du coach : Patrick Deprez à Castres

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à la découverte de ces hommes et femmes de l’ombre. Rencontre avec Patrick Deprez, 72 ans, entraîneur au Castres Athlétisme (section du Tarn Sud Athlétisme).

Patrick Deprez dégage de la sérénité, de la bienveillance, de l’empathie pour les athlètes qu’il entraîne depuis plusieurs décennies maintenant. Cet ancien militaire de carrière a gardé la méthode et la rigueur de son métier mais n’a jamais oublié d’y mettre de l’humanité. Entraîneur du prometteur demi-fondeur Flavien Szot, il se satisfait aussi bien des bons résultats de son protégé que de la simple participation de « ses » cadettes aux championnats de France de cross.

Votre définition de l'entraîneur ?

L’entraîneur doit permettre aux athlètes de se réaliser sur le plan physique, dans la discipline choisie. Il utilise sa propre expérience et ses connaissances pour amener les athlètes à progresser, année après année. Chacun a ses objectifs, l’entraîneur doit soutenir la confiance en soi et accompagner la progression. Il transmet la rigueur, le goût de l’effort. Il encourage fortement l’autonomie de chacun. Il est aussi un soutien mental, une béquille en cas de coup dur, qu’il soit sportif ou non. Souvent, le coach dépasse également son rôle car l’athlète peut avoir besoin de plus d’écoute et d’échanges extra-sportifs. Personnellement, j’ai aussi fait en sorte de m’adapter aux jeunes de maintenant qui ne sont pas les mêmes que ceux d’il y a dix ou vingt ans. La société évolue, il faut savoir le faire aussi.

Entraîneur à Castres, c'est plus dur qu'ailleurs ?

Ce n’est pas plus dur qu’ailleurs, mais Castres est une ville de 45000 habitants et on voit avec regret des athlètes prometteurs s’éloigner et quitter le club pour poursuivre leurs études dans les métropoles éloignées de notre ville, comme Toulouse. En revanche, on a de bonnes conditions météo, des parcours en nature et de bonnes structures dans l’ensemble.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?

Ce qui me déçoit, c’est un ou une jeune qui dispose de qualités athlétiques mais manque de motivation pour fournir les efforts nécessaires à sa progression. Un athlète qui abandonne en cours de saison, cela m’énerve aussi. Ce qui me plaît le plus, c’est le lien social créé par la pratique du sport entre jeunes et moins jeunes venant d’horizons sociaux et professionnels divers. Ça, c’est super.

Vous êtes un coach connecté ou un entraîneur ‘’à l'ancienne" ?

J’aime me documenter de façon traditionnelle, mais les nouvelles technologies mises à la disposition des athlètes et entraîneurs sont intéressantes à utiliser, comme la transmission de résultats de séances ou la communication avec les athlètes éloignés, par exemple. Les montres connectées sont également un outil intéressant. Je ne pense pas que ce soit indispensable mais cela fait partie de l’évolution, alors pourquoi ne pas s’en servir quand on en a besoin.

Votre plus beau souvenir ?

Le plus ancien, c’est la rencontre avec Sophie Duarte que j’ai entraînée dans ses premières années de compétition, au début des années 2000. Modestement, je peux dire que je l’ai découverte, et quand je vois la suite de sa carrière, j’en suis très heureux. Le plus récent est d’avoir eu trois de mes athlètes sur le podium individuel aux derniers championnats de France de cross à Carhaix, sans oublier la participation d’une équipe de cadettes. Quelle satisfaction !

Quelle est votre relation avec les athlètes ?

Mon tempérament me pousse à la rigueur, mais les échanges que je peux entretenir avec mes athlètes sont très importants pour moi. Ils me savent disponible, tout passe par une confiance mutuelle. Je dialogue beaucoup, j’essaie d’individualiser les séances, je fais attention à leur quotidien, à ce qu’il se passe dans leur vie. J’ai une méthode mais je m’adapte et j’ajuste. Tous les ans, on fait une soirée avec tous les athlètes et les parents qui le désirent, ça permet d’autres échanges et c’est très convivial.

Avez-vous un modèle d'entraîneur, dans l’athlétisme ou dans un autre sport ?

J’ai eu la chance dans mes premières années d’entraîneur à Toulouse, d’avoir comme conseiller Roger Milhau. Il m’a guidé avec intelligence et bienveillance dans tous les domaines.

Trois mots pour définir votre groupe ?

Ambition. Volonté. Plaisir.

La rédaction

 

PG
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