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Kevin Mayer : « Il faut que je fasse le moine »
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Kevin Mayer : « Il faut que je fasse le moine »

Présent aux Thermes de Saint-Malo la semaine dernière, dans le cadre du rassemblement fédéral des potentiels médaillables aux Jeux olympiques de Paris, Kevin Mayer en a profité pour faire le point sur son état de santé. Première bonne nouvelle : il n’a plus mal au tendon d’Achille, qui l’avait contraint à l’abandon dès la deuxième épreuve du décathlon aux Mondiaux de Budapest fin août, et il a pu reprendre l’entraînement sans douleur. En ce début d’automne, l’heure est aussi aux bonnes résolutions. Parmi lesquelles la volonté de se préserver des sollicitations et de la pression, en se mettant dans sa bulle s’il le faut.

Kevin, comment allez-vous ?

Ça va super bien. J’ai bossé très fort mon tendon d’Achille et ça a marché. C’est rare que ça aille aussi vite, mais je ne sens plus de douleur aujourd’hui. Ça fait du bien de pouvoir recourir et de ne pas avoir mal quand on se lève le matin. Je suis donc très content. J’ai fait ma première séance d’aérobie samedi (14 octobre). C’est très bon signe et je ne m’attendais pas à ça. J’ai testé de nouveaux ‘’exos’’ de renforcement en excentrique, très longs à poids de corps, qui ont super bien marché. D’ailleurs, c’était en fait une technique que j’avais déjà expérimentée au début de ma collaboration avec Jérôme (Simian, son ancien préparateur physique), mais qu’on avait mise de côté pendant très longtemps. On a parfois tellement d’outils qu’on oublie le principal.

Vous avez toujours été capable de rebondir très vite après des déceptions. Est-ce que ça a été de nouveau le cas après Budapest ?

L’échec en lui-même a été digéré très vite. C’est plus la frustration qui a été un peu compliquée à faire passer, car d’habitude, j’abandonne beaucoup plus tard, en allant beaucoup plus loin dans la douleur. Là, j’avais mal mais je ne suis pas allé jusqu’au bout de moi-même. On dit que c’est difficile de finir un décathlon. Mais c’est encore plus dur de s’arrêter alors qu’on a encore les capacités de continuer. Je sais que je ne l’aurais sûrement pas terminé et que j’aurais pu me blesser très gravement, donc je ne regrette pas mon choix. Mais la frustration était là, et l’envie de retourner très vite sur des ‘’compètes’’ aussi.

Avez-vous vibré jusqu’au dénouement du décathlon, avec les belles prestations de vos adversaires ?

Oui, complètement, en tant que spectateur. J’étais effrayé pour eux avant le 1500 m. J’ai l’impression que j’ai limite plus peur quand je ne cours pas que quand je cours. C’était magnifique, la perche a été incroyable dans des conditions de chaleur très difficiles. Quand tu vois les autres s’exprimer, en tant que fan de la discipline, tu les regardes avec plaisir. Mais en tant qu’acteur, tu n’as qu’une envie : aller bouffer la piste avec eux.

Makenson Gletty a brillé lors du Décastar, en s’imposant avec un total très proche des minima pour Budapest…

J’ai suivi tout son décathlon. ‘’Mak’’, c’est quelqu’un qui monte depuis quelques années. On savait qu’il allait faire ça et il l’a réalisé d’une belle manière, avec en plus de la marge puisqu’il se foire totalement au disque. Avec 8500 points, on ne sait jamais ce qui peut se passer lors des Jeux olympiques. Donc s’il continue à progresser, il a vraiment de quoi être un bon ‘’contender’’ (concurrent) aux J.O. Ca fait plaisir de voir que le décathlon français décolle.

Avez-vous avancé sur le choix de la compétition lors de laquelle vous partirez, à votre tour, en quête des minima pour les Jeux de Paris ?

Par principe, on ne souhaite pas avancer dessus. On préfère que tout aille bien à l’entraînement avant de se poser cette question. On a des décathlons en tête, il y en a pratiquement tous les mois à partir de décembre. La décision sera prise au feeling, lorsqu’on se sentira prêt. Il va falloir aller vers du sprint. Quand je serai capable de faire des gros 100 m en étant à fond, ça sera l’assurance que je suis capable de finir un décathlon sans douleur. J’adorerais aller avec l’équipe de France en stage en Afrique du Sud en décembre. Mais en même temps, j’adorerais réaliser les minima olympiques le plus tôt possible. Si je ne suis pas encore prêt à disputer un décathlon à ce moment-là, j’irai à Potchefstroom.

Avez-vous eu l’occasion de débriefer la saison 2023 avec votre staff ?

Oui, tout le monde a pu dire ce qu’il ressentait : Delphine (Jariel, sa compagne) en tant que kiné, Alexandre (Bonacorsi) en tant que coach, Thomas (Mayer, son frère) en tant que manager. On est une team au sein de laquelle on discute beaucoup de nos choix et orientations. Ce n’est jamais bon de laisser des non-dits.

En avez-vous tiré des enseignements particuliers ?

Oui, tout pour le sport (rires) ! On se rend compte que les blessures fréquentes sont souvent liées au fait que la passion a pris le dessus sur la raison en termes de voyage, de repos etc… On va faire beaucoup plus attention à ça, surtout cette année. Plus je suis une personne publique et connue, plus les demandes sont nombreuses. Quand je réponds positivement à des sollicitations, il faut que mes entraînements soient allégés. J’ai parfois eu tendance à ne pas écouter ma fatigue et à m’entraîner parce que j’en avais envie. Avec Paris 2024 qui arrive, les gens ont une appréhension différente de l’événement et il y a beaucoup plus de demandes et donc de fatigue nerveuse potentielle.

Comment gérer cela ?

Clairement, il faut que je fasse le moine et que je ne bouge plus (rires). Je fais tout en octobre puis je vais fermer les portes. Si on veut que je sois le meilleur du monde à Paris l’an prochain, il faut me laisser le temps de l’être. La pression, je ne la ressens pas vraiment pour l’instant. Mais je suis en train de m’y préparer et je sens qu’il faut que je prenne du recul. Donc je préfère prévenir que guérir. J’habite à Montpellier, j’ai une belle maison, le stade n’est pas rempli sans arrêt. Je peux me créer ma bulle et perdre le moins d’énergie possible dans de l’extrasportif, en dehors de deux, trois apparitions.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Kevin Mayer
Age / Sél.32 ans / 19 A
ClubMontpellier athletic mediter
SpécialitéOctathlon - Heptathlon - Décathlon
PG
Administrateur
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