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Gémima Joseph : « Un vrai ascenseur émotionnel »
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Gémima Joseph : « Un vrai ascenseur émotionnel »

Gémima Joseph a réalisé les minima olympiques sur 100 m et 200 m lors des Jeux de la Guyane, tenus le week-end dernier à Remire-Montjoly. Entretien avec la sprinteuse du Rou Kou, devenue, à 22 ans, la sixième Française la plus rapide de tous les temps sur la ligne droite (11’’04), et la huitième sur le demi-tour de piste (22’’57).

Deux records personnels et deux minimas olympiques en une journée : comment avez-vous vécu cet enchaînement ?

Bien ! Katia (Benth), mon entraîneure depuis que je suis minime deuxième année, m’a toujours habituée à doubler 100 m et 200 m. Je fais les deux quasi à chaque championnat. Donc j’étais prête, ça ne différait pas de ce que je connais. Simplement, avec un objectif de minima olympiques assumé sur les deux distances, ça rendait le pari un peu fou. Mais c’était vraiment le résultat que nous recherchions avec mes coachs (Gaëtan Tariaffe et Katia Benth, NDLR). D’ailleurs, j’avais fait la pub de la compétition toute la semaine précédente : j’avais passé mon temps à inviter les Guyanais à venir m’encourager pour que toutes les conditions soient réunies à la réussite de ces minimas. Et on l’a fait, c’est génial !

Vous avez explosé votre record sur 100 m, l’abaissant de 11’’35 à 11’’04. Vous pensiez avoir un tel chrono dans les jambes ?

Je l’ai explosé, oui. Plus de 30 centièmes d’un coup… Cela me fait un peu penser à 2021, où pour me qualifier sur le 200 m pour Tokyo, j’avais dû faire pareil : j’étais passée en une course d’un record personnel de 23’’25 à 22’’77. J’ai un peu reproduit ça, et cette fois encore dans une quête de minima olympiques, c’est drôle ! 11’’04, c’est très dur à aller chercher mais j’ai beaucoup bossé toute l’année, on a fait beaucoup de changements avec mes entraîneurs, pour atteindre ce chrono.

Pouvez-vous nous en dire plus sur ces changements ? Dans quels aspects précis de votre course avez-vous progressé ?

Je dirais ma transition entre le départ et la fin. J’ai toujours eu un bon départ, mais, ces dernières années, j’avais beaucoup de mal à tenir le rythme en milieu de course et à faire de bonnes transitions. Je me suis beaucoup améliorée sur cet aspect-là. Et je sais qu’il y a encore plein de petits trucs à travailler pour aller chercher d’autres centièmes encore. Si près de la barre des 11’’, on y pense forcément. Vu à quel point je m’en suis rapprochée, je repars au travail avec une grosse, grosse motivation.

Vous avez vu où ce chrono vous situait dans la hiérarchie nationale ?

Euh, oui j’ai vu passer concernant le 100 m : sixième à égalité avec Laurence Bily, c’est ça ?

Absolument. Et en Guyane…

Ah mais oui (rires) ! Bien sûr, le record de Guyane de Katia ! Ses 11’’20 tenaient depuis 1998, je crois. C’est quelque chose que je cherchais depuis longtemps, en plus. A l’entraînement Katia passait ses journées à me dire : « Bon alors, quand est-ce que tu me prends mon record ? » Et je n’y arrivais pas... Là, c’est fait ! Elle était contente ; forcément, tant qu’à perdre son record, elle voulait que ce soit moi qui le batte. C’est un peu comme un passage de flambeau entre nous.

Derrière, vous réalisez 22’’57 sur 200 m, record personnel et, là aussi, minima pour Paris, au centième près…

Sur 200 m, c’était chaud ! Pourtant c’est ma spécialité. Là, j’ai fait l’inverse du passé. Mais il y avait un peu de fatigue dans les jambes, la journée avait été longue parce qu’il a plu donc le programme avait pris du retard, il a fallu redonner un coup de collier pour s’échauffer… J’ai donné tout ce qui me restait après le 100 m. En coupant la ligne, je vois 22’’60. Je me dis « Mince, j’étais toute proche ». Puis c’est corrigé en 22’’57. Là, c’était encore pire, parce que j’avais en tête que les minima étaient à 22’’56, donc je pensais les avoir ratés pour un centième. Et puis tout le monde m’a corrigé, ça criait : « Non c’est 57, c’est 57 ! » Un vrai ascenseur émotionnel !

Les JO restent encore à 100 jours de nous. Quel est votre programme d’ici là ?

Je pars en stage de préparation pour les championnats du monde de relais avec l’équipe de France, qui auront lieu début mai à Nassau. Avec les filles, on va tout faire pour briller et par la même occasion qualifier ce relais pour les Jeux Olympiques. Puis j’ai programmé une série de meetings pour garder les jambes et entretenir ma préparation. Ensuite, il y aura les championnats d’Europe de Rome en juin, où je viserai forcément un podium... et pourquoi pas la plus haute marche, on ne sait jamais ce qui va se passer. Une médaille d’or aux championnats d’Europe, je n’en ai pas, même chez les jeunes. J’ai eu l’argent en cadettes, l’argent en juniors, l’argent et le bronze en espoirs… Si cette fois je pouvais avoir de l’or…

De deux compétitions majeures en 2024, vous faites partie de celles et ceux qui n’ont pas voulu choisir…

Je sais que certains sont vraiment focalisés sur les JO cette année, mais moi je n’arrive pas à me fixer sur une échéance aussi lointaine. C’est dans 100 jours, quand même. Je regarde ce qui arrive bientôt et me concentre là-dessus. De toute façon et quoi qu’il arrive ensuite (la fenêtre de qualification sur ses distances se refermera le 30 juin, NDLR), tout ce que je fais là, à l’entraînement comme en compétition, me préparera aux Jeux. Donc je ne me prends pas trop la tête avec ça, même si courir les trois épreuves à Paris, en comptant le relais, serait évidemment le Graal.

Vous aviez créé la surprise en vous qualifiant pour Tokyo, à 19 ans, sur 200 m et avec le relais 4x100 m. Ce vécu pourrait-il vous servir cette année ou les conditions étaient-elles trop différentes (éloignement, protocoles sanitaires) de ce qui attend les athlètes français « à la maison » ?

Je pense que l’expérience de Tokyo peut quand même me servir. C’est la plus grosse compétition à laquelle j’ai pu participer. Ça m’avait mis une superbe pression. Je me rappelle de beaucoup de choses précises, comme dans la chambre d’appel du 200 m où j’étais à deux doigts de vomir ! Ce sont des choses que je n’ai pas oubliées et dont je vais me servir comme bagage. Après, Paris sera forcément à part, même dans mon parcours personnel. Tokyo, mes coaches avaient beau m’en parler comme d’un objectif, moi je n’aurais jamais cru pouvoir y être si jeune. Ç’avait été une surprise de me qualifier. Paris au contraire, c’est le rendez-vous dont on me parle et pour lequel je me prépare depuis que j’ai 15 ans. 

Propos recueillis par Guillaume Willecoq

Gemima Joseph
Age / Sél.22 ans / 6 A
ClubRou kou
Spécialité200 m - 4 x 100 m
RB
Admin Athle.fr
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