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Championnats d’Europe off-road : Carton plein pour les traileurs
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Championnats d’Europe off-road : Carton plein pour les traileurs

L’équipe de France de trail a raflé l’ensemble des médailles disponibles ce samedi à Annecy, avec un triplé chez les hommes et un quadruplé chez les femmes. Thomas Cardin et Clémentine Geoffray ont montré l’exemple en remportant les titres individuels au terme d’une course superbe.

C’est ce qu’on appelle une démonstration. Du bleu partout, du début à la fin, sur le parcours, et sur toutes les marches du podium à l’arrivée. L’équipe de France de trail n’a laissé que des miettes à ses adversaires sur les 58 kilomètres reliant Faverges à Annecy, survolant les 3500 m de dénivelé et les embuches boueuses du tracé haut-savoyard pour empocher toutes les médailles possibles. Habitués à jouer les premiers rôles, les Bleus se savaient favoris. Encore fallait-il répondre, une nouvelle fois, aux attentes toujours plus élevées. Une mission dont ils se sont acquittés avec maestria.

Thomas Cardin s’est chargé de montrer l’exemple en jouant les ouvreurs dès l’attaque de la deuxième montée vers le chalet de l’Aulp. Un rôle qu’il a endossé bien plus rapidement qu’il ne l’avait prévu, mais qu’il a tenu avec brio. Benjamin Roubiol, qui a fait un bon bout de chemin avec l’Anglais Thomas Roach, a bien tenté de le rejoindre dans la descente suivante, mais il n’a rien pu faire lorsque le troisième de l’édition 2022 des Europe aux Canaries s’est envolé dans la montée menant au col des contrebandiers. A l’arrivée, Cardin est le seul à être passé sous les 5h de course (4h58’22’’), après avoir maitrisé sans difficulté le final piégeux menant à la plage d’Albigny, se permettant même d’embrasser sa compagne et sa fille à une dizaine de kilomètres du but.

« C’est un rêve qui se réalise, expliquait-il, la voix gorgée de larmes de bonheur, au micro du speaker. Cela faisait depuis 2022 que je tournais autour d’un titre comme celui-là, je suis extrêmement fier de l’avoir fait. J’étais un peu surpris de prendre de l’avance aussi tôt dans la course, et je me suis appliqué à la maintenir en restant bien lucide pour garder le contrôle jusqu’au bout. J’ai couru avec la tête autant qu’avec les jambes, aujourd’hui », retraçait-il.

Derrière lui, Benjamin Roubiol a réussi à conserver le bon cap pour rejoindre la ligne d’arrivée en deuxième position, à 3’40’’ de son compatriote. A domicile, le champion du monde annécien ne faisait pas la fine bouche et affichait un sourire sans réserve. « J’étais très ému en passant la ligne, pour l’équipe et pour tous les gens présents. Pour moi, ça n’a pas été une journée facile, mais j’ai pu compter sur tous les supporters présents pour me rebooster dans les montées, où je n’étais pas le plus à l’aise. Finalement, cette deuxième place est super ! »

La troisième place s’est jouée à couteaux tirés dans l’ultime descente, entre Loïc Rolland et Thomas Roach. Et parce qu’il était écrit quelque part que tout sourirait aux Français ce samedi, le Britannique est parti à la faute en voulant suivre le rythme effréné du Stéphanois, revenu sur son concurrent sans vraiment y croire dans les tout derniers lacets de la montée au Mont-Veyrier. « A 15 kilomètres de l’arrivée, on m’annonce que j’ai deux minutes de retard, donc je ne pensais pas du tout que je pourrais le rattraper. A ce moment-là, j’étais dans le top 5, ça me satisfaisait pleinement parce qu’à la base, je visais le top 10. J’avais peur d’exploser en l’air ou de mal gérer, mais tout s’est déroulé parfaitement. Et j’ai commencé à voir l’Anglais juste devant moi au passage du col des contrebandiers, alors je me suis fait très mal aux jambes… » Le jeu en valait la chandelle, puisque l’ancien cycliste, qui ne pratique le trail que depuis trois ans, a gagné le droit de monter sur le podium en individuel comme en équipes, pour sa toute première sélection. Le quatrième homme, Hugo Deck, a longtemps été dans le jeu pour l’attribution des bouquets, mais a coincé en fin de parcours, achevant son effort à la dixième place.

Geoffray sur un nuage

Dans la course féminine, personne n’a pu faire trembler les quatre Françaises, ne serait-ce qu’une poignée de kilomètres. Dès le premier ravitaillement, il était acquis que la couronne européenne se jouerait au sein du carré magique tricolore. Les bolides bleues ont mis un point d’honneur à assurer le spectacle et le suspense, loin des résultats arrangés de certaines courses automobiles.

Comme souvent, et comme attendu, Blandine Lhirondel a mis le feu aux poudres dès le coup de pétard. Mais la tenante du titre n’a jamais compté plus d’une minute et demie d’avance sur ses poursuivantes, et après un premier rapproché d’Adeline Martin dans le col de la Forclaz (km 18), c’est Clémentine Geoffray qui a enclenché le turbo pour refaire son retard, secondes après secondes. Au passage à Menthon-Saint-Bernard (km 42), la championne du monde 2023 a rallié le poste de ravitaillement sur les talons de la championne du monde 2019 et 2022. Stratège, L’hirondel est repartie avec une trentaine de secondes d’avance, au prix d’un ravito express.

Toutes deux ont profité d’un lacet sur la route à la sortie du gymnase pour se taper dans la main, comme l’avaient fait avant elles Cardin et Roubiol au même endroit, avant de se livrer une belle bataille dans le dernier tiers de la course. A ce jeu-là, c’est Geoffray qui a décroché le pompon, ses qualités de descendeuse hors pair ressurgissant après des mois de galères et de doute. « Je n’avais pas confiance en moi au moment du départ, je pensais être la bonne quatrième de l’équipe. Ces derniers temps, ça n’était pas la joie, mais aujourd’hui, toutes les planètes se sont alignées », songeait-elle, tout aussi abasourdie de sa victoire qu’en Autriche il y a dix mois. La nouvelle reine du continent a pu compter sur ses ressources mentales, confessant avoir « beaucoup pensé à [ses] proches » pendant ses 5h44’37’’ d’effort.

En larmes après avoir coupé la ligne en deuxième position neuf minutes plus tard, Blandine Lhirondel se disait « soulagée d’en terminer, parce que ces formats de course sont très durs, il faut être à fond tout le temps. Je suis allée puiser très loin… Six heures comme ça, c’est très long ! » La troisième de l’UTMB 2023 préférait retenir le bonheur collectif avant tout. « Je mentirais en disant que je venais pour autre chose que l’or individuel, mais Clémentine a sorti une course de dingue, et un titre de vice-championne d’Europe, il ne faut pas le négliger. Et avec la victoire par équipes, on est dans les étoiles… »

Troisième à l’arrivée, Adeline Martin a retrouvé le chemin des podiums, qu’elle n’avait plus fréquentés depuis 2019 et des Mondiaux de montagne en Patagonie. Entre temps, un fils est venu ensoleiller son quotidien, mais compliquer un peu, fatalement, la préparation d’une sportive de haut niveau. « Ça fait plaisir de se retrouver là, parce que j’avais à cœur de bien faire pour cette belle équipe, souriait-elle. » La Roannaise a surmonté un début de course un peu trop tonique à son goût, grâce à son expérience. « Avec l’âge, le diesel se met en route, et les sensations sont revenues progressivement. Et puis on était presque tout le temps avec Clémentine et Julie (Roux), on s’est poussées les unes les autres, c’était génial ! », résumait-elle.

Quatrième à 5’30’’, Julie Roux a serré les dents pendant de nombreux kilomètres, n’hésitant pas à employer le mot « souffrance » pour qualifier sa course. Sa récompense est venue sous la forme d’une Marseillaise collective chantée à pleins poumons, comme lors de sa première sélection internationale en 2019. Avec, déjà à l’époque, Blandine, Clémentine et Adeline à ses côtés. Les habitudes, ça a du bon.

A Annecy Etienne Nappey pour athle.fr
Photos : Alanis Duc / FFA

 

RB
Admin Athle.fr
les réactions (1)
Jean Monamy - 01/06 (21h45)
Bravo à elles et eux, mais la FFA s'enorgueillit d'un triomphe du aux seul(e)s athlètes. DTN & Président irrespectueux des athlètes continuent de mentir puisqu'ils affirment toujours mettre tout en oeuvre pour réparer leur incompétence initiale, alors que, sentence prononcée, seuls HABZ & BÉDARD en payent les conséquences,. EA qui a fourni WC à Mayer sans résultat depuis 2 ans aurait du repêcher les athlètes & sanctionner DTN & Président d'une exclusion avec forte amende.
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