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Chpts d'Europe de Cross : La passe de trois pour l’équipe de France
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Chpts d'Europe de Cross : La passe de trois pour l’équipe de France

Pour la troisième année consécutive, l’équipe de France masculine a conquis le titre de Championne d’Europe de cross, cette fois-ci à Tilburg, au Pays-Bas. Et comme l’an passé, Driss Maazouzi a remporté le bronze, tandis que les féminines s’adjugeaient à nouveau la troisième place. Récit.

Cette fois, c’est sûr, il est à eux. L’imposant trophée que les Tricolores trimballaient depuis 2003 de Paris à Tilburg en passant par Edimbourg et Heringsdorf, en Allemagne, restera désormais bien au chaud en France. Car c’est le privilège accordé aux triples vainqueurs des Championnats d’Europe de cross que de conserver la coupe remise aux premiers. 2003, 2004, 2005 : trois éditions de suite que les Bleus conquièrent le titre de champions d’Europe par équipe. Les seniors masculins ont même, dans le froid mordant qui s’était emparé de Tilburg (Pays-Bas), près de la frontière belge, en ce dimanche 11 décembre 2005, dominé la compétition comme rarement. 20 petits points sur les quatre premiers athlètes, voilà qui donne une idée de la suprématie des Français. Ajoutez à cela une médaille individuelle (la troisième place de Driss Maazouzi, d’un souffle devant Bob Tahri), et vous comprendrez que l’équipe de France masculine avait toutes les raisons de se réjouir.
Le bilan du championnat d’Europe, d’ailleurs, est, en tous points, identique à celui de la campagne 2004, avec un titre pour les seniors hommes, une médaille de bronze pour Driss Maazouzi, et une autre médaille de bronze pour l’équipe féminine. Et comme l’an passé, les juniors, hommes et femmes, ont eu bien du mal à surnager (les filles terminant 8e par équipes, pour une 10e place des garçons).

Ce sont d’ailleurs les jeunes pousses qui étaient appelées à ouvrir le bal à la mi-journée, sous le ciel givré de gris du Leijpark, un parc urbain collé à la lisière sud de Tilburg, 6e ville du pays avec ses 200 000 habitants. Sur un parcours aussi étroit qu’étriqué, qui multipliait les relances et limitait les chances de remonter le peloton, les jeunes Françaises se retrouvaient dès le début trop en retrait pour espérer, sur 4830 mètres, accrocher une place d’honneur par équipes. Devant, la Roumaine Ancuta Bobocel et la jeune Anglaise Emily Pidgeon menaient le rythme, la première s’imposant finalement, la Grande Bretagne se consolant avec le titre par équipes. Les Bleuettes, elles, terminaient dans l’anonymat, Louise Ghesquière se glissant tout de même à la 30e place, à 54’’ de la première. Avec 170 points, les filles héritaient de la 8e place par équipes.

Les garçons feraient-ils mieux ? Ils en avaient en tout cas l’ambition, et assez de volonté pour essayer de mettre leurs projets en œuvre. Dès le début, Nouredine Smaïl, vice champion de France de cross, Benjamin Choquert et Pierrot Pantel prenaient les avant-postes et s’installaient dans les 15 premiers. Mais à la mi-course, les rôles s’inversaient. Maxime Fico et Saber Salah, partis plus prudemment, revenaient sur leurs coéquipiers, qui avaient tendance à sérieusement perdre leur rythme. Les places se perdaient au fur et à mesure que s’égrenaient virages et autres fossés. Résultat, c’est l’Alsacien Saber Salah, champion de France en titre du 1500 m, qui s’adjugeait le titre honorifique de premier Français en bouclant ses 6500 m en 38e position. Maxime Fico (41e) et Pierrot Pantel (43e) le suivaient de près. Quarante secondes plus tôt, le Hongrois Barnabas Bene, comme en 2004, s’imposait grâce à un finish dévastateur qui clouait sur place ses adversaires. Au classement par équipes, les jeunes Français devaient se contenter de la 10e place (avec 179 points), loin des Polonais, vainqueurs devant la Grande-Bretagne.

La course des seniors femmes, qui s’élançait dans la foulée, était l’occasion pour le camp français de se replacer sur la voie du succès. Avec Julie Coulaud, Yamna Oubouhou (vainqueur de l’épreuve en 2001), Maria Martins, Latifah Essarokh, Fatiha Klilech-Fauvel et Christelle Daunay, les Tricolores s’avançaient sur la ligne de départ avec des ambitions à peine voilées. D’autant que Julie Coulaud affichait des progrès et une forme étincelants depuis le début de la saison, avec deux victoires dans ses deux cross de préparation. Mais le scénario d’un grand championnat, on le sait, ne ressemble que rarement à l’idée qu’on s’en fait. Partie dans le groupe de tête, la Stéphanoise allait voir sa foulée et son moral coincer peu à peu. Remontée par ses coéquipières parties plus prudemment, elle ne pouvait que compter les tours qui lui restaient à parcourir. Au final, Latifah Essarokh, après une remontée régulière aux côtés de Yamna Oubouhou, s’adjugeait la 13e place. Juste derrière, Oubouhou devançait finalement Martins (17e contre 18e), tandis que Fatiha Klilech venait assurer une troisième place par équipe que la France n’avait jamais quitté depuis les premiers hectomètres de la course. Médaille de bronze (avec 73 points), comme en 2004, derrière la Russie (52 points) et la Grande-Bretagne (54). Et médaille d’or, dans une liesse populaire aussi mesurée et flegmatique que savent l’être les Néerlandais, pour Lornah Kiplagat, finaliste mondiale et olympique sur 10 000 m, dont le patronyme trahit l’origine kenyane, elle qui n’est citoyenne néerlandaise que depuis 2003.

La victoire, chez les hommes, n’hésite plus vraiment sur le nom à choisir depuis quelques années. Quatre éditions, déjà, que l’Ukrainien Sergey Lebid l’emporte sans coup férir. Avec sa victoire obtenue en 1998, le roi des crossmen d’Europe, pour qui le rendez-vous de décembre est l’apogée de la saison, briguait même aux Pays-Bas une sixième couronne continentale. Certes, la concurrence semblait cette année plus relevée que par le passé, ne serait-ce qu’avec la présence de deux sérieux prétendants Français au podium, Driss Maazouzi et Bob Tahri. Mais si les Bleus sont longtemps restés accrochés dans la foulée de l’Ukrainien, rien n’y fit. Comme à son habitude, Lebid, après quelques à-coups dont il a le secret, pour mieux faire le ménage avant de se replacer en deuxième position, attendit le moment propice pour placer une accélération fatale. La victime du jour est un revenant. L’Espagnol Alberto Garcia, champion d’Europe du 5000 m en 2002, sort d’une suspension de deux ans pour avoir utilisé de l’EPO. Confondu en 2003 aux Championnats du Monde de cross, l’Ibérique est, visiblement, revenu plus fort encore qu’avant. Menant la course du début à la fin, il est celui qui distança Bob Tahri et, un peu plus loin, le petit groupe de chasseurs emmenés par Driss Maazouzi, qui bientôt revint sur le Messin. Les autres Français ? Loin de faire de la figuration, ils trustaient depuis le départ les places d’honneur, au point de transformer l’hypothèse d’un nouveau titre en certitude. Khalid Zoubaa, Mokhtar Benhari, Driss El Himer naviguaient tranquillement entre la 6e et la 12e place. Et, au cas où, Irba Lakhal tenait le rythme, quelques foulées plus loin. Les spectateurs ne voyaient que du bleu. Et une fois réglée définitivement, à 800 m de l’arrivée, la question de suprématie entre Lebid et Garcia, les regards se tournèrent vers le duel Franco-Français entre Maazouzi et Tahri pour la médaille de bronze. Après un sprint au coude à coude effréné, c’est finalement Tahri qui cédait à quelques mètres de la ligne. Benhari (6e) et Zoubaa (8e) rejoignaient l’arrivé dans les secondes qui suivaient.

« Je suis satisfaite pour les gars, qui visaient l’or par équipe et un podium individuel, analysait à chaud Patricia Djaté-Taillard, la coordinatrice du demi-fond. Et la très belle place de Bob prouve qu’il a passé un cap. J’espère qu’il le confirmera cet été. D’une manière générale, les seniors s’étaient fixé un objectif et ont tout fait pour l’atteindre, même si nous visions la première place pour les filles. Quant aux juniors, il va falloir que nous nous posions des questions. On doit s’en poser, nous, à la fédération, mais je crois que les entraîneurs personnels doivent faire de même, et arrêter de considérer que la sélection est une fin en soi. Les jeunes doivent être préparés sur les plans psychologique mais aussi physique à affronter des Championnats d’Europe de cross. » Il faudra, quoi qu’il en soit, trouver les solutions adéquates si l’on veut que les victoires collectives des seniors en 2003, 2004 et 2005 ne restent pas sans lendemains.

A Tilburg (PB), Cyril Pocréaux pour athle.com

Tous les résultats des français en cliquant ici

Pour retrouver quelques photos de l'événement, cliquez ici

Ils ont dit :

Driss Maazouzi, 3e en 27’26 (à 17’’ du premier) :
« J’avais fait mon calcul : la dernière ligne droite, c’est comme de la piste, et comme je retrouve une deuxième jeunesse… J’étais toujours 5 ou 6 mètres en retrait des autres, car je gérais la course à mon rythme. Cela ne m’inquiétait pas du tout. J’avais de bonnes jambes. Si le groupe de tête avait comporté quatre gars, je les aurais suivis. Là, il n’y en avait que deux, la troisième place était donc jouable. Ce cross était bien plus dur que celui de l’année dernière. Avec toutes mes relances, ce n’était pas ma tasse de thé. On avait dit avant de venir qu’on voulait gagner, qu’on serait les Kenyans de l’Europe ! J’espère que notre résultat collectif sera un bon début pour réveiller le cross en France. Le cross, c’est une autre ambiance, une discipline où on a moins de pression. Pour moi, j’espère que cette médaille sera un renouveau. Je n’avais pas préparé spécifiquement cette compétition, et malgré ça j’obtiens un résultat qui me satisfait. »

Bouabdellah Tahri, 4e en 27’27 (à 18’’ du premier) :
« Je suis déçu, et c’est légitime. Cela s’est joué à l’expérience : sur la dernière chicane, Driss me prend un mètre, et je ne le reprends pas. J’ai pourtant cru que c’était possible dans la dernière ligne droite. Mais enfin, j’ai quand même montré de moi-même un autre visage que par le passé… J’ai peut-être été trop prudent. J’ai préféré attendre que Driss et l’Autrichien reviennent. Je ne savais pas trop quelle tactique adopter, et j’ai joué la sécurité. Mais avec eux, au train, j’étais bien… Enfin, je vais fêter mon 27e anniversaire dans quelques jours, et j’aurais aimé le fêter avec une médaille. Mais il y a du mieux. »

Mokhtar Benhari, 6e en 27’’35 (à 26’’ du premier) :
« Dès le début nous étions devant, car nous voulions gagner par équipe. Ce résultat est exceptionnel. Personnellement, je voulais faire dans les dix premiers. 6e, c’est bien, même si je pense qu’il y avait un truc à jouer… Mais j’ai eu un trou pendant la course, un moment de vide. »

Julie Coulaud, 27e en 20’42 (à 47’’ de la première) :
« Je suis partie trop vite, dans les premières, et chaque fois que des filles me reprenaient, ça me plombait le moral. Sur l’avant dernier tour, j’ai craqué. Une Française m’a passé, puis une deuxième, et c’était fini. Je n’arrivais même pas à rester avec celles qui me doublaient. Je voulais vraiment finir dans les 10 ou même les 5 premières, je suis donc déçue. Dans ma tête, pourtant, j’étais bien. Peut-être a-t-on trop parlé de la médaille d’or par équipes autour de nous. Mais c’est vrai qu’on avait une équipe pour placer trois ou quatre filles dans les 15 premières. »

Latifah Essarokh, 13e en 20’’25 (à 13’’ de la première) :
« Je suis très contente, c’est un beau cadeau pour mon anniversaire. C’est vrai, je visais une place dans les 10, voire mieux, mais je ne suis pas déçue. Je m’étais préparée avec beaucoup de footings longs. Pendant la course, je disais aux filles qu’il fallait y aller, car on voulait gagner. Mais 3e, c’est mieux que rien. »

Morgane Riou, 42e junior en 16’26’’ (à 1’03’’ de la première) :
« J’étais mal du début à le fin, je n’avais pas de jambes. J’étais beaucoup moins bien qu’au cross de la RATP. Le niveau général ? Je n’ai pas pu m’en rendre compte, j’étais derrière tout le temps… »

Louise Ghesiquière, 30e junior en 16’17’’ (à 54’’ de la première) :
« Ça va, je suis contente. J’ai bien aimé le parcours, avec ses petites relances et ses changements de rythme. Le niveau global est impressionnant. Nous avions pourtant une bonne équipe sur le plan français. Si nous n’avons pas pu faire mieux, c’est vraiment que nous sommes moins forts que les autres. »

Julie Collignon, 55e junior en 16’41’’ (à 1’18’’ de la première) :
« J’avais du mal, je n’arrivais pas à accélérer. Le niveau est très relevé. Je n’arrivais pas à savoir où j’en étais sur le parcours, je ne parvenais pas à le mémoriser. »

Anne-Cécile Thévenot, 50e junior en 16’35’’ (à 1’12’’ de la première) :
« J’ai couru tout le temps toute seule. Les meilleures étaient vraiment trop fortes pour nous. »

Pierrot Pantel, 43e en 19’27’’ (à 46’’ du vainqueur) :
« C’est sans doute une question d’habitude, mais ce niveau là, c’est vraiment autre chose. Ne serait-ce qu’avec les spectateurs : au niveau sonore, cela crie tout le temps, on entend d’autres langues… J’étais très bien placé au départ, mais il me manquait mon entraîneur pour me dire de m’accrocher. Quant au niveau, je pense, sans prétention, pouvoir être dans les 15 ou 20 premiers dans le dernier tour. Ma course ? Disons que ce n’est pas une totale m…., c’est juste une cagade... »

Benjamin Choquert, 59e en 19’37’’ (à 56’’ du vainqueur) :
« On était partis tous les deux devant, avec Nourredine (Smaïl) pour ouvrir la course, mais on l’a trop ouverte… J’ai perdu beaucoup de place après. J’ai beaucoup couru ces derniers temps, je le paye peut-être aussi. Mais je crois que si on se prépare tous ensemble, en stage, on peut montrer qu’on a les mêmes capacités que les autres. »

Saber Salah, 38e en 19’23’’ (à 42’’ du vainqueur) :
« J’ai pris un mauvais départ, puis j’ai essayé de revenir petit à petit. J’y suis un peu parvenu, mais la distance était trop courte. Il aurait fallu que ce soit plus long. C’était ma première compétition à ce niveau-là, et je n’ai pas trouvé les gars spécialement phénoménaux. Les 10 ou 20 premiers ne sont pas intouchables. »

Vincent Chapuis, 57e en 19’36’’ (à 55’’ du vainqueur) :
« Ce fut dur. Je serais tenté de dire que c’est un autre niveau. Je ne pense pas qu’un seul d’entre nous se soit amusé. »

Maxime Fico, 41e en 19’26’’ (à 45’’ du vainqueur) :
« Je suis tout de même satisfait. L’an passé, au Mondiaux, je m’étais pris une vraie bâche… Avant de partir, j’avais annoncé que je voulais faire dans les 50, je ne suis donc pas mécontent. Les gars de l’Est ont vraiment dominé. Ce sont les Kenyans de l’Europe… »

 

RB
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