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Yohann Diniz : « Je signe pour une médaille »
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Yohann Diniz : « Je signe pour une médaille »

Comme un symbole, Yohann Diniz a reçu la presse ce lundi matin dans les locaux du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), près du Stade Charléty (Paris 13e). Au lendemain d’une bonne rentrée sur 5000 m marche en Russie (5e en 18’47’’80), l’athlète de l’EFS Reims a bien sûr évoqué le rendez-vous du mois d’août à Londres. Il est aussi revenu sur sa disqualification sur 50 km lors des championnats du Monde de Daegu. Un épisode forcément compliqué à digérer, mais qui pourrait paradoxalement beaucoup lui servir lors des Jeux olympiques. Interview sans langue de bois.

Athle.com : Yohann, êtes-vous satisfait des sensations ressenties lors de votre rentrée hier, lors du meeting IAAF de Moscou ?
Yohann Diniz : L’objectif était de rompre avec la monotonie de l’entraînement. Je voulais retrouver le goût et le plaisir de la compétition, que j’avais beaucoup perdu à Daegu. C’est bien de pouvoir remettre un dossard. Il y avait une grosse adversité en Russie, avec un superbe plateau. Il y avait tous les meilleurs du monde. Cinquième, c’est très bien.

Comment s’est déroulée la course ?
J’ai joué la gagne pendant trois kilomètres puis j’ai pris un carton rouge. Je me suis dit que je n’allais pas refaire une Daegu (sic). J’ai fini un peu dans le dur. Je manquais un peu de repères. Ca faisait trois ans que je n’avais pas marché en indoor. Au final, je suis à six secondes de mon record. Mais il ne faut pas se tromper d’objectif. Le but de l’année, ce sont les Jeux olympiques.

Comment avez-vous vécu l’après-Daegu et cette disqualification après seulement quinze kilomètres de course ?
Ca a vraiment été très dur. J’ai ressenti une grosse incompréhension. Je me suis demandé pourquoi on considérait que, du jour au lendemain, je ne savais plus marcher. Il y a eu une remise en question technique et psychologique. A Daegu, j’étais prêt, j’ai pris mes responsabilités. Mais il n’y a pas eu de lutte, de combat. Une année pour ça… Les échecs, quand ils se répètent, ça fait quand même du mal. Au début, j’allais m’entraîner mais c’était mécanique. Il n’y avait aucun plaisir. L’envie est revenue petit à petit, surtout au mois de janvier.

Il y a dû y avoir des moments difficiles…
J’ai essayé de rester digne sur place. Je ne voulais pas arriver avec mes états d’âme et perturber l’équipe de France. Après, de retour en France, j’ai pété les plombs. Quand tu rentres, ce sont tes proches qui en prennent plein la tête. Etre jugé sur une compétition dans l’année, c’est le jeu mais c’est ingrat. Heureusement qu’il y a eu ce record du monde du 50 000 marche en mars 2011. Ce fut un beau moment, très émouvant. Tout le monde a joué le jeu.

Qu’avez-vous modifié sur le plan technique depuis votre retour à l’entraînement ?
Je suis un athlète atypique à la tronche atypique. Je suis grand, je ne marche pas comme les autres. J’ai une technique complètement différente de celle des Russes. J’ai plutôt essayé depuis ma reprise d’entrer dans un moule, un stéréotype. Mais c’est quand même difficile. Ce n’est pas dans mes gènes… Le naturel revient vite !

Avez-vous déjà une idée de votre programme de compétitions jusqu’aux Jeux ?
Ma première partie de saison va être axée sur le 20 km. Je serai normalement à Lugano le 18 mai. Ce sera peut-être la seule course où je me rendrai pour aller vite. J’irai une semaine après en Slovaquie puis je participerai aux championnats de France mi-avril, où je commencerai à être moins en forme. Après, je ferai une coupure. Je suis capable d’être toujours très vite en forme mais j’ai parfois du mal à maintenir mon pic. Le but sera d’arriver à Londres avec de la fraicheur.

A Londres, vous voulez seulement l’or ou vous vous contenteriez d’un podium ?
Une médaille, ça me suffirait. Je signe tout de suite. J’ai les clés de la réussite. Je sais ce que je devrais reproduire pour gagner. Ce qui m’est arrivé l’année dernière en Corée, ça m’a quand même fait du bien. Je suis toujours meilleur en étant dans le doute qu’en arrivant avec beaucoup de certitudes. Car c’est quand je rencontre une petite difficulté que j’arrive à me révéler.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.com

Retrouvez la biographie de Yohann en cliquant ici

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RB
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