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Emmanuel Biron : « Je vise un 10’’0 »
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Emmanuel Biron : « Je vise un 10’’0 »

De l’ambition, Emmanuel Biron n’en manque pas. Le sprinteur de l’Entente Sud Lyonnais, entraîné par Daniel Darien, brûle les étapes depuis un peu plus d’un an. Obligé de mettre de côté la longueur (7,96 m en 2009) à cause de blessures récurrentes, il a couvert la ligne droite en 10’’29 l’été dernier et intégré le collectif du relais 4x100 m l’an dernier. Avant de véritablement exploser cet hiver, en prenant la deuxième place des France Elite en salle en 6’’60 et surtout en terminant sixième des Mondiaux d’Istanbul en 6’’63. Une performance remarquable pour une première sélection internationale en sprint chez les seniors. Très sûr de lui, Emmanuel Biron ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Et il ne le cache pas.

Athle.fr : Avec un peu de recul, quel bilan tirez-vous de vos premiers Mondiaux en salle et de cette place de finaliste ?
Emmanuel Biron
: C’est quelque chose de super et d’énorme. La grande phrase que j’ai apprise lors de ces championnats, c’est que les absents ont toujours torts. J’ai réussi à entrer en finale mondiale, il fallait le faire. Je suis fier de moi. Je sens que j’ai franchi un réel cap. J’ai engrangé énormément d’expériences en côtoyant des grands comme (Dwain) Chambers, (Nesta) Carter et (Justin) Gatlin. Ça va me faire avancer beaucoup plus vite désormais.

Juste après la finale du 60 m, vous n’aviez pas franchement le sourire. La déception d’être à seulement trois centièmes du podium a-t-elle été effacée ?
Plus ou moins. Avec tous les encouragements que j’ai pu recevoir de mes proches et de mes amis, j’ai pris conscience que j’avais réalisé quelque chose d’extra. Je m’en voulais énormément sur le coup car j’avais mal couru, je n’avais pas fait ma meilleure course. Ce qui est agréable à entendre, c’est Ronald (Pognon), par exemple, qui m’envoie un message pour me dire que je suis seulement le troisième Français à être finaliste sur 60 m aux Mondiaux.

Vous dîtes que vous avez mal couru en finale. C’est-à-dire ?
J’ai une phase de poussée très bonne maintenant, du départ jusqu’aux trente mètres environ. Jusqu’à cette distance, je suis d’ailleurs quelques centimètres devant Chambers. Mais ensuite, lors de la phase de transition, je n’envoie pas assez fort. Je suis un peu trop dans la précipitation. Mais terminer en 6’’63, même en courant un peu n’importe comment, c’est vraiment énorme. Il y a encore deux semaines, j’étais bloqué à 6’’70.

Vous sentez-vous aujourd’hui dans la même cour que les sprinteurs qui vous ont devancé à Istanbul ?
Complètement ! J’ai l’impression de faire partie de ce monde-là. J’ai croisé Chambers à la fin de la compétition et il s’est empressé de me dire qu’il suivrait avec attention mon parcours cet été. C’est très flatteur. C’est ma première reconnaissance. Pareil avec Carter, que j’ai vu au self. On s’est fait un petit check et, derrière, il m’a lancé : « Hey, fast man ! ». C’est gratifiant.

Tout va très vite pour vous…
Depuis les championnats de France Elite, c’est une vraie spirale qui s’est enclenchée. Les médias ont notamment bien joué le jeu. Je crois qu’ils avaient à cœur de mettre en avant un  jeune potentiel chez les sprinteurs en dehors de Christophe Lemaitre.

Quelles sont les raisons de votre éclosion au plus haut niveau ?
Il y a encore un an, je ne faisais pas du tout de sprint. J’étais encore sauteur en longueur. C’est une sorte de pari que je me suis lancé. Je me suis libéré de toutes mes craintes, notamment des blessures. J’ai aussi pris conscience de mes capacités. Je sais désormais que je suis capable de rivaliser avec les meilleurs et de me hisser en finale mondiale.

Votre progression est donc plus mentale que physique ?
Il y a les deux. J’ai énormément travaillé. Je suis assidu à l’entraînement, à l’écoute de mon coach. Je m’approprie directement ce qu’il me transmet. Si j’ai abandonné la longueur, c’est à cause de douleurs au tendon d’Achille à chaque saison. Je ne pouvais pas exploiter mon potentiel de sauteur. Quand je ne pouvais plus sauter, j’en profitais pour courir des cent mètres en compétitions et je figurais à chaque fois dans les premiers aux bilans nationaux. En 2011, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à jouer. En plus, c’était l’année des Mondiaux avec la possibilité d’une sélection avec le relais. J’ai donc décidé de me consacrer uniquement au sprint.

Que préférez-vous : l’ambiance et les sensations du sprint ou de la longueur ?
Je préfère l’esprit du sprinteur. On a l’impression d’être un autre personnage. En commençant l’athlé, je pense qu’on a tous en tête l’image des grands sprinteurs. Faire partie de cet univers-là, ça a quelque chose de réjouissant. Et puis, la portée des performances qu’on réalise est un peu plus importante que lorsqu’on est sauteur en longueur.

De quoi vous sentez-vous capable sur 100 m cet été ?
Je n’ai pas du tout exploité tout mon potentiel en indoor. Je m’attends à être monstrueux sur 60 m ces prochaines années. Au niveau de la transition salle-plein air, j’avais encore une course atypique l’an dernier sur 100 m. Ça ne m’a pas empêché de courir en 10’’29. Depuis, j’ai appris énormément. Sur 60 m, je développe des foulées de 2,65 m. Sur 100 m, je peux prendre plus mon temps, mettre en place ma transition et envoyer à fond dans les quarante derniers mètres. Je suis déjà revenu sur des gros en salle. Avec une distance un peu plus longue, je vais bien enchaîner.

Vous parlez de course atypique…
J’avais une attitude de sauteur. J’étais un peu en suspension en l’air. J’appuyais fort au sol. Le cycle traditionnel du sprinteur est plus rapide. J’ai réussi à modifier cela.

Pensez-vous aux minima pour les Jeux olympiques sur la ligne droite ?
Exactement. Ils sont à 10’’08. Je me sens tout à fait prêt et capable, avec surtout l’envie d’aller les chercher. Je peux même me permettre d’imaginer mieux. Il faut que je vise un 10’’0. Personne n’attendait Jimmy Vicaut en finale des Mondiaux l’an dernier. En championnat, en étant régulier autour de 10’’0, on peut souvent vite se retrouver dans le top 8 et bouleverser les pronostics.

Avec des athlètes comme Christophe Lemaitre, Jimmy Vicaut, Martial Mbandjock, vous et d’autres, le relais 4x100 m tricolore peut avoir des arguments à faire valoir…
Je pense qu’il peut aller loin. Nul doute que ce sera le plus rapide de l’histoire de l’athlétisme français. On aura d’énormes sprinteurs, de grosses têtes d’affiche. Avec le travail qu’on a pu fournir depuis déjà un certain temps, – on se connaît tous, on a déjà travaillé tous ensemble – on a de fortes chances d’accéder à une finale olympique et, pourquoi pas, de rivaliser avec les meilleurs pour une place sur le podium.

Propos recueillis par Florian Gaudin-Winer pour athle.fr

Retrouvez la biographie d'Emmanuel en cliquant ici

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RB
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